No rupture

Le blog qui milite pour une véritable majorité présidentielle autour de Jacques Chirac et du Gouvernement de Dominique de Villepin.

12 novembre 2006

Quand Nicolas était le stratège politique d'Edouard

Nico_et_EdouardCampagne pour l'élection présidentielle de 1995 - Nicolas Sarkozy : “Si la majorité se rassemblait dès le premier tour derrière un seul et même candidat, et si ce seul et même candidat était celui qui rassemblerait le plus, Edouard Balladur, cela veut dire que nous pourrions dire à nos compatriotes qui croient en nos idées qu’à la prochaine élection présidentielle notre candidat peut être élu dès le premier tour.” Maintenant qu'on connaît le résultat du premier tour de l'élection présidentielle de 1995, on peut s'interroger sur la stratégie du candidat unique de l'UMP en 2007. Comme quoi, l'expression de la diversité à droite n'empêche pas forcément le succès électoral. A méditer.

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L'arroseur arrosé

Arroseur_arroseLa diffusion, sur internet, d’un film vidéo montrant Ségolène Royal faisant part, à des militants PS d’Angers, de ses projets en matière d’éducation nationale a mis le feu à la maison socialiste. Rappelons qu’elle y expose une proposition qu'elle juge "révolutionnaire" : exiger des professeurs une présence de 35 heures dans les collèges pour dispenser à la fois leurs cours et du soutien scolaire gratuit. Toutefois, elle déclare ne pas vouloir "encore la crier sur les toits" pour ne pas "prendre des coups".

Les réactions qui ont suivi la diffusion de cette vidéo sont particulièrement révélatrices de l'état d'esprit de la candidate socialiste et du climat qui règne au sein du PS et suscitent trois niveaux de réflexion.

  1. La réaction de la candidate socialiste et de son entourage montre le fossé qui existe entre les actes et les bonnes paroles de campagne. En effet, celle qui prônait, il y a encore quelques jours, la transparence et la démocratie participative, allant même jusqu’à souhaiter la création de jurys citoyens, s’offusque, aujourd’hui, que ses propos puissent être portés à la connaissance de nos concitoyens. C’est un peu la situation de l’arroseur arrosé…

  2. La méthode Royal que certains médias juge innovante et comme induisant une "rupture" dans la façon de faire de la politique est malmenée par cette affaire. En effet, la proposition de Ségolène Royal n’est pas dénuée de tout sens et elle mériterait d’être ouvertement exposée et débattue avant le premier tour de scutin de l’élection présidentielle. Certains seront pour, d’autres manifesteront leur hostilité à cette proposition, mais le débat aura le mérite d’exister. Or, on s’aperçoit que la volonté (désormais affichée) de Madame Royal est d’appliquer, si elle était élue, un programme qu’elle ne veut pas divulguer avant l’élection de peur d’être à contre-courant de son propre électorat (dans le cas de figure qui nous intéresse, il s’agit évidemment du milieu enseignant). C’était donc ça la "nouvelle façon de faire de la politique" dont nous bassinent tous ceux (à gauche comme à droite...) qui veulent prendre leurs distances avec des méthodes qu'ils jugent dépassées…

  3. Le cynisme et la perfidie des pratiques qui sont mises à jour entre les différentes écuries socialistes. En effet, selon certains socialistes, les protagonistes de la mise en ligne de cette vidéo seraient des porches de Dominique Strauss-Kahn qui auraient voulu, par leur initiative et dans la dernière ligne droite, empêcher la désignation de Ségolène Royal dès le premier tour de la consultation interne organisée au sein du Parti Socialiste. A ce stade, ça devient "petits meurtres entre amis"….

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09 novembre 2006

" No rupture" cité par le Figaro du 9 novembre 2006

Dans le cadre d'une enquête sur la blogosphère "villepiniste", à noter que le blog "No rupture" est cité parmi d'autres sites de soutien à la candidature de Dominique de Villepin.

Figaro_No_rupture

« Tu aimes Villepin ? Rejoins-nous ! » : c'est l'accroche de la « pétition pour Villepin 2007 » qui doit être mise en ligne le 2 décembre sur un nouveau blog, intitulé « Ensemble avec Dominique de Villepin ». Son créateur, Denis Butaye, jeune conseiller municipal de Colombes (Hauts-de-Seine), se présente comme un membre du club Réforme et Modernité, présidé par le Député de la Drôme Hervé Mariton et coprésidé par François Goulard, Ministre délégué à l'Enseignement Supérieur et à la Recherche. Interrogé hier par Le Figaro, Hervé Mariton nous a assuré ne pas avoir été averti de cette initiative. De « Villepin ou l'énergie de l'action » à « no rupture ! », en passant par l'explicite « je vote Villepin », de nombreux sites en faveur d'une candidature Villepin à l'Élysée ont été mis en ligne depuis sa nomination à Matignon. Et sa chute dans les sondages ne semble pas décourager ses partisans. LE FIGARO – 09/11/2006

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Le Gaullisme : une valeur moderne

Jacques_Chirac_ColombeyEn visite à Colombey-les-deux-Eglises pour le 36ème anniversaire de la mort du Général de Gaulle, et accompagné de Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie, le Président de la République a souligné la solidité et la capacité d’adaptation de la République fondée par l’homme du 18 juin. Rappelant les grandes actions du Général, parmi lesquelles le fait qu'il ait "donné à la France ce qui lui manquait depuis des décennies : une remarquable solidité institutionnelle", Jacques Chirac a mis en garde contre "l'irresponsabilité qu'il y aurait à brader" cette "solidité institutionnelle". Une manière de répondre aux fanatiques de la rupture qui réclament une VIème République. La Vème République a été fondée en 1958 par le Général de Gaulle et n'a, selon le chef de l'Etat, "jamais été un obstacle à la modernisation de la France". Et Jacques Chirac de souhaiter que "la France prenne la voie du progrès". Le Général de Gaulle avait "la conviction que les modèles poussés à l'extrême, qu'il s'agisse du communisme ou du libéralisme économique débridé ne sont pas faits pour notre pays", a t-il conclu dans un avertissement à Nicolas Sarkozy. Le même jour, le Président de l’UMP, lors d’un meeting à Saint-Etienne, a frisé le blasphème en tentant d’assimiler le thème de la rupture qui lui tient tant à cœur à l’attitude du Général de Gaulle. 36 ans après sa disparition, il en est un qui doit se retourner dans sa tombe…

Pour lire l’intégralité du discours de Jacques Chirac : http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/interventions/discours_et_declarations/2006/novembre/discours_du_president_de_la_republique_lors_de_la_premier_pierre_du_memorial_charles-de-gaulle.65494.html

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05 novembre 2006

Alain Juppé prend ses distances avec la discrimination positive

Jupp____Gros_planCe sont nos amis de "L'Allier avec Villepin" qui ont livré ce scoop, hier, sur leur blog http://villepin-allier.over-blog.com/ . Après Michèle Alliot-Marie qui a récemment dit son opposiiton à toute idée de discrimination positive lors de son discours à la Grande Mosquée de Paris, c'est au tour d'Alain Juppé d'évoquer ce thème. Ainsi, dans son livre à paraître demain, lundi 6 novembre, aux éditions Robert Laffont, et intitulé France, mon pays, lettres d’un voyageur, l'ancien Premier Ministre prend position contre la discrimination positive.

Extraits : "J’avoue que l’expression « discrimination positive » me hérisse le poil ! Quelle idée d’associer l’épithète « positive » à un nom qui a, en lui-même, une signification négative ! Mais allons au-delà des apparences. De quoi s’agit-il ? Si l’on veut dire par là qu’il faut faire plus pour ceux qui ont moins, je suis d’accord. Et les exemples abondent de mesures qui s’inspirent de ce principe : par exemple, les ZEP (zones d’éducation prioritaire) ou les ZFU (zones franches urbaines). Mais, chaque fois, les critères retenus sont objectifs ou factuels : le taux de chômage, le retard scolaire, le revenu moyen, etc... Avec la discrimination positive à l’anglo-saxonne, on passe à tout autre chose : par exemple, dans chaque promotion de préfets, retenir un quota de hauts fonctionnaires musulmans. J’avoue que cette rupture ne m’enthousiasme guère. D’abord, c’est une remise en cause de valeurs républicaines fondamentales. Comment, par exemple, va-t-on définir les minorités qui bénéficieront de telles mesures ? Sur un critère ethnique ou religieux ? La communauté musulmane ? La communauté noire ? Qui ne voit le risque d’une telle segmentation du corps social français, si profondément étrangère à toutes nos traditions ? Et le risque de juxtaposer, en France, des communautés ethniques et religieuses n’est-il pas encore accru par la fragilité actuelle de notre société, qui a plus besoin de se rassembler que de se séparer ? Deuxième objection, plus pragmatique celle-là : est-ce que le modèle communautariste donne vraiment de meilleurs résultats dans les pays où il est dominant (…)".

Quand on sait que le l'idée même de discrimination positive est un thème développé et défendu par le Président de l'UMP, la prise de position d'Alain Juppé marque, au delà de  ses affinités personnelles avec tel ou tel candidat potentiel, une nouvelle et réelle fracture entre deux visions de la société française.

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01 novembre 2006

Le Chêne : quand Michèle Alliot-Marie sort du bois

logo_le_chenePlutôt que de promouvoir une volonté de rupture avec ce qui fait la France d’aujourd’hui, Michèle Alliot-Marie a décidé d’adopter une attitude en phase avec sa participation au Gouvernement. Forte de ses convictions, fidèle à la vision gaulliste de la France et loyale avec la politique menée par le Président de la République et le Gouvernement de Dominique de Villepin, elle vient de créer une association de réflexion politique très habilement baptisée Le Chêne (la référence au Général de Gaulle étant ainsi mise en évidence). Pour autant, notre Ministre de la Défense Nationale ne fait pas l’impasse sur la France d’après, comme disent certains, puisqu’elle insiste sur la nécessité de se projeter à deux ou trois décennies pour préparer l’avenir de la Nation française. Mais plutôt que la rupture (terme négatif, s’il en est) les fondements de l’association résident sur la volonté de rassemblement des français. Or, à ce jour, nous sommes de plus en plus nombreux à penser que le Président de l’UMP n’offre pas cette capacité de rassemblement qui sera pourtant indispensable au second tour de l’élection présidentielle si l’on ne veut pas abandonner la destinée de notre pays aux mains de socialistes dogmatiques et irresponsables. En tout état de cause, la naissance du Chêne est une heureuse initiative que nous souhaitions relayer sur ce blog et la candidature de Michèle Alliot-Marie se dessine un petit peu plus tous les jours au point de faire renaître l’espoir chez tous ceux qui ne peuvent pas se reconnaître dans les prises de positions communautaristes, atlantistes et ultra-libérales du Président de l’UMP. Femme de caractère, Michèle Alliot-Marie n’a d’ailleurs pas hésité, au cours des dernières semaines a recadrer le Ministre de l’Intérieur en prenant, par deux fois, des positions contraires à celles de son collègue du Gouvernement.

Contre la discrimination positive : "Ce que je veux être, c'est celle qui permet le passage de cette société de défiance à une société de confiance où chacun a toute sa place et sait qu'il pourra avancer en fonction de sa volonté et de ses mérites." (MAM - Grande Mosquée de Paris - le 11 octobre 2006)

Sur la position française vis à vis des Etats-Unis d’Amérique : "Etre amis, c'est se parler en toute franchise, s'écouter en toute confiance. L'amitié crée un devoir de sincérité, la France n'est pas et ne sera jamais un piètre ami pour l'Amérique." (MAM - Yorktown (Virginie) - le 19 octobre 2006)

Pour plus d’informations, visitez le site Le Chêne en cliquant sur le lien suivant : http://www.lechene.org/

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31 octobre 2006

Jacques Chirac continue à fixer le cap

Chirac_FigaroEmploi, banlieues, justice, croissance... Dans un entretien exclusif publié dans Le Figaro du mardi 31 octobre, le chef de l'Etat fixe le cap des mois qui viennent. En voici le contenu intégral.

Le Figaro - Un an après les émeutes dans les banlieues, beaucoup d'observateurs, de maires, estiment que la situation ne s'est pas améliorée. Est-ce que le gouvernement en a fait assez ?

Jacques Chirac - La situation reste certes difficile dans un certain nombre de quartiers, mais mon sentiment c'est que les choses avancent. Le gouvernement mène une action forte qui commence à porter ses fruits. Cette action de longue haleine s'appuie sur deux axes, la fermeté face aux violences -et vous me permettrez d'avoir une pensée pour mademoiselle Galledou, qui a été grièvement brûlée lors d'une agression ignoble dans un bus à Marseille-, et le combat fondamental pour l'égalité des chances. Je pense au plan de rénovation urbaine et au plan de cohésion sociale, que j'ai voulu et qui est mis en œuvre avec dynamisme par Jean-Louis Borloo. Avec le Plan de Rénovation Urbaine, nous avons un rythme de constructions sans équivalent depuis 25 ans, qui représente tout de même 35 milliards d'euros jusqu'en 2013, et qui concerne 600 quartiers, c'est-à-dire 4 millions d'habitants. Nous sommes à peu près aujourd'hui au milieu du chemin. Quant au plan de cohésion sociale, il représente 13 milliards d'euros sur cinq ans. C'est un effort massif, il apporte déjà des résultats et il va nous permettre de changer les choses en profondeur. Il y a aussi la création de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et les zones franches pour lesquelles j'avais été critiqué au moment de leur lancement, il y a dix ans et qui marchent bien. Dans bien des endroits ces activités nouvelles ont complètement transformé la vie. Le ministre de l'Education, Gilles de Robien, a quant à lui lancé une bonne réforme, celle des collèges ambition réussite. Enfin, l'Agence pour l'égalité des chances, à laquelle le premier ministre Dominique de Villepin tenait énormément, fonctionne. Grâce à ces efforts, grâce aux élus, grâce aux travailleurs sociaux, grâce aux associations, les choses bougent, elles s'améliorent. Je voudrais rendre hommage à tous ces acteurs de terrain. Et je veux lancer un appel à la responsabilité. Il faut que chacun prenne conscience de son rôle dans la société et refuse la violence.

Le Figaro - Et pour ceux qui ne refusent pas la violence ?

Jacques Chirac - Il faut évidemment réagir et mettre en oeuvre les moyens de sanction nécessaire. C'est le sens des décisions prises par le Premier ministre hier. L'action menée dans des conditions difficiles par le ministre de l'Intérieur est bonne. C'est une action à la fois de prévention et de sanction. C'est particulièrement nécessaire lorsque sont mis en cause les représentants de la force publique. Il n'est pas acceptable que des forces de l'ordre ou des agents de l'Etat puissent être agressés. Tout doit être fait pour renforcer cet aspect de la sécurité.

Le Figaro - Est-ce qu'il faut adapter la réponse judiciaire ?

Jacques Chirac - Oui. Parmi les réformes engagées, il y a la loi sur la prévention de la délinquance, initiée par Nicolas Sarkozy. Elle sera conduite naturellement à son terme et répond à cette exigence. Elle sera votée à la fin de l'année.

Le Figaro - Nicolas Sarkozy a parlé de peines planchers, de juger les agresseurs de policiers devant les assises et de revoir l'ordonnance de 1945 sur les mineurs. Qu'en pensez-vous ?

Jacques Chirac - Il faut tenir compte de la situation, des évolutions des comportements et en tirer les conclusions. On ne peut pas laisser, sous prétexte qu'ils sont mineurs, des jeunes s'adonner à la violence. Il est de notre responsabilité de faire respecter les règles. C'est la condition de l'équilibre de la société.

Le Figaro - Le ministre de l'Intérieur a regretté le manque de sévérité des juges...

Jacques Chirac - On a beaucoup trop épilogué sur un soi-disant problème entre la police et la justice. C'est vieux comme le monde. Je respecte, par définition, l'une et l'autre et je n'ai pas du tout l'intention d'entrer dans une polémique.

Le Figaro - La réforme de la justice affichait des objectifs très ambitieux. On a eu le sentiment qu'elle se réduisait au fil des jours. Qu'en reste-t-il ?

Jacques Chirac - A la suite de l'affaire d'Outreau, je me suis trouvé confronté à deux possibilités. La première c'était la grande réforme de la justice. J'ai considéré qu'à six mois d'une échéance majeure pour le pays, on n'engageait pas une réforme de très grande ampleur qui devait faire l'objet d'un grand débat national. J'ai voulu en revanche que soient prises dès maintenant les mesures d'urgence pour répondre aux dysfonctionnements constatés dans cette affaire : enregistrement des gardes à vue et des auditions devant les juges d'instruction pour les cas les plus graves en se donnant les moyens nécessaires ; création des pôles d'instruction ; saisine du Médiateur par les justiciables ; et amélioration de la responsabilité des juges. Ce point fera l'objet d'une disposition que le gouvernement présentera sous forme d'amendement.

Le Figaro - Une polémique a opposé Thierry Breton au Medef sur les 35 heures. N'avez-vous pas le sentiment, avec le recul, qu'elles auraient dû être abrogées pour libérer l'économie française?

Jacques Chirac - Les 35 heures, de mon point de vue, ont eu des conséquences négatives. Sur le plan économique en handicapant la productivité française, sur le plan social en limitant la hausse du pouvoir d'achat et sur le plan des principes, car je ne pense pas que l'objectif qui doive être affiché dans une économie moderne soit de travailler le moins possible. La réforme a été mal réfléchie, mal appréciée et imposée sans concertation. J'ai voulu qu'elle soit assouplie en faisant toute sa place au dialogue social. Nous avons fait voter deux lois en ce sens.

Le Figaro - Donc pas besoin d'une nouvelle loi ?

Jacques Chirac - Non, l'enjeu d'aujourd'hui c'est d'appliquer ces lois. Les entreprises ne le font pas suffisamment.

Le Figaro - Vous avez fait de la lutte contre le chômage une exigence de l'action du gouvernement. Où en est-on ?

Jacques Chirac - La lutte contre le chômage c'est la priorité absolue. Depuis un an et demi le chômage baisse. Pour le mois de septembre, il y a eu 30 000 chômeurs en moins. Ce qui nous permet de passer en-dessous de la barre des 9%, à 8,8%. Nous sommes dans la bonne direction. L'amélioration touche toutes les catégories, les jeunes, mais aussi le chômage de longue durée qui baisse fortement. C'est 350 000 chômeurs de moins en un an et demi. Je ne vous cache pas que pour moi ce combat contre le chômage est une préoccupation qui dépasse de cent coudées les considérations d'ordre politique. D'autant plus que ces bons résultats, permettent à la France de pouvoir maintenant se fixer de nouvelles ambitions. Et je pense notamment à la nécessaire augmentation du pouvoir d'achat des Français.

Le Figaro - Quel seuil espérez-vous atteindre en 2007 ?

Jacques Chirac - Nous mettons tout en œuvre pour que la France passe sous la barre des 8 % en 2007. C'est volontariste et c'est possible.

Le Figaro - Quelles sont les réformes qui vous paraissent devoir être conduites avant le terme de votre mandat ?

Jacques Chirac - Il y a des réformes qui sont engagées et dont j'entends qu'elles aillent jusqu'à leur terme. Pour l'intérêt du pays, ce que je veux, c'est l'action avant tout. Le gouvernement doit poursuivre son action, notamment dans les domaines importants : prévention de la délinquance, parité en politique, réforme des tutelles, protection de l'enfance, loi sur l'audiovisuel pour permettre le passage au numérique dans de bonnes conditions. Je souhaite que ces réformes soient adoptées avant la fin de l'année. Rien ne me détournera de ces objectifs. On peut prendre des décisions importantes dans la période actuelle, comme on l'a vu avec Gaz de France, la réforme du dialogue social et l'interdiction du tabac dans les lieux publics.

Le Figaro - Un certain nombre de personnes s'inquiètent de cette interdiction. Nicolas Sarkozy dit qu'il faut l'assouplir dans les petits bureaux de tabacs de campagne. Qu'en pensez-vous ?

Jacques Chirac - J'ai ouvert un chantier prioritaire, la lutte contre le cancer, il donne des résultats importants. Dans ce cadre, il fallait agir contre le tabac. Ça peut choquer certains, mais si on regarde les choses avec un minimum de distance, on s'aperçoit que l'interdiction dans les lieux publics est une nécessité. Le gouvernement envisage de l'appliquer par étapes. C'est très bien. Ce qui est essentiel, c'est de conduire à terme cette réforme.

Le Figaro - Parmi ces réformes, il y a la baisse de la dépense publique et la maîtrise de la dette. Est-ce que c'est réalisable en période électorale ?

Jacques Chirac - L'amélioration de l'emploi, c'est mon obsession. Mais cela ne peut se faire sans l'amélioration de l'économie et des finances publiques. L'action du gouvernement nous conduit à avoir la plus forte croissance de la zone euro. Nous sommes aujourd'hui, et la Commission européenne l'a reconnu, parmi les grands pays de la zone euro, les mieux gérés en Europe. Nous sommes le seul à respecter de façon incontestable et incontesté les exigences de Maastricht. Je voudrais de ce point de vue rendre un hommage particulier au ministre de l'économie qui a su gérer comme il fallait les finances publiques de notre pays. Je note que pour la première fois depuis très longtemps, nous assistons à une baisse des dépenses en volume et à une baisse de la dette, objectif qui n'avait jamais été atteint. Baisse du chômage, réduction de la dette, réformes, croissance, tout cela ne s'est pas fait par l'opération du Saint-Esprit. On est toujours avare de compliments. Mais il faut le dire. Tout ça est le résultat de l'action résolue du Premier ministre, Dominique de Villepin, qui donne en permanence une impulsion et assure le suivi de l'ensemble des réformes.

Le Figaro - Vous avez dit que vous annonceriez votre décision de vous représenter ou de ne pas vous représenter au cours du premier trimestre 2007. Mais, en votre for intérieur, avez-vous fait votre choix ?

Jacques Chirac - Il est de ma responsabilité de Président de la République de donner la priorité à l'action. La France ne peut pas se permettre de perdre six mois tous les cinq ans. Je me prononcerai le moment venu, c'est-à-dire au 1er trimestre 2007.

Le Figaro - Pour la présidentielle de 1995, pourtant, vous vous étiez déclaré six mois avant l’échéance. Ce qui valait hier ne vaudrait plus aujourd’hui ?

Jacques Chirac - Les circonstances ne sont pas les mêmes. En 1994, je n’étais pas Président. Aujourd'hui, je vous le redis, ma fonction m'impose de mener l'action au service des Français jusqu'à son terme.

Le Figaro - En fonction de quels critères – intérieurs, extérieurs – prendrez-vous votre décision ?

Jacques Chirac - Un critère tout simple : l’idée que je me fais de l’intérêt de la France.

Le Figaro - S’il arrivait qu’un ministre soit candidat, pourrait-il rester en fonction ou bien devrait-il quitter le gouvernement pour mener campagne ?

Jacques Chirac - Le principe est simple. Ce qui compte pour moi, c'est qu'un ministre assume pleinement et totalement ses fonctions ministérielles.

Le Figaro - Dans la majorité, certains disent redouter le retour de la machine à perdre…

Jacques Chirac - Depuis qu’il y a des élections, on l’a toujours dit.

Le Figaro - Convenez tout de même que ces dernières semaines l’ambiance, au sein de la majorité, a été plutôt agitée…

Jacques Chirac - Peut-on vraiment dire cela ? Je vous le dis en homme d’expérience : il y a eu des périodes plus difficiles. Cela étant, je souhaite que la majorité garde à l’esprit le vieux principe selon lequel l’union fait la force, et qu’elle agisse en conséquence.

Le Figaro - Avez-vous vous regardé les débats du parti socialiste ? Quel jugement portez-vous sur la méthode retenue ?

Jacques Chirac - C'est le choix du Parti Socialiste et je n'ai aucun commentaire à faire.

Le Figaro - Ségolène Royal a récemment défrayé la chronique en proposant un « jury populaire » pour « surveiller » les politiques. Qu’en pensez-vous ?

Jacques Chirac - Je ne vais pas commenter chacune des propositions des candidats à la candidature au sein du Parti Socialiste.

Le Figaro - Mais vous avez tout de même écarté la proposition faite par Dominique de Villepin d’introduire des caméras en Conseil des ministres…

Jacques Chirac - J’ai été étonné que cette mise au point ait été interprétée par les uns ou par les autres comme une critique ou un désaveu. Le premier ministre a fait une suggestion inspirée par l’idée, juste, qu’il faut encourager la participation des Français à la vie politique. J’ai dit que cette suggestion ne me paraissait pas conforme à l’idée que je me fais du principe d’indépendance et du secret nécessaire à certains débats qui peuvent engager la sécurité intérieure ou extérieure de la France. Voilà tout.

Le Figaro - Pensez-vous que l’UMP doive s’inspirer du principe des primaires pour sélectionner son candidat ?

Jacques Chirac - C'est la responsabilité de l'UMP. Je suis président de la République et je n’ai pas à m’immiscer dans la vie des Partis.

Le Figaro - Mais estimez-vous possible, et souhaitable, que plusieurs candidats issus de l’UMP soient en concurrence à la présidentielle ?

Jacques Chirac - L’élection présidentielle c’est une rencontre entre un homme et un peuple ; tel est l’esprit du gaullisme, telle est la logique de l’élection du président au suffrage universel. Tout est donc est possible. Quant à ce qui est souhaitable, je dirais qu’il faut privilégier l’esprit d’unité et de rassemblement.

Le Figaro - Vous avez affirmé votre volonté de voir aboutir avant la fin de votre quinquennat la réforme du statut pénal du chef de l'Etat. Pensez-vous compte tenu du calendrier, que cet objectif pourra être atteint ?

Jacques Chirac - Je le souhaite. Je vous rappelle que j'avais demandé un rapport à une commission présidée par le professeur Pierre Avril. Ces conclusions ont été très largement approuvées. Le gouvernement les a traduites dans un projet de loi qui a été adopté, sous ma présidence, en Conseil des Ministres. Il est maintenant soumis à la Commission des Lois de l'Assemblée Nationale. J'espère que les parlementaires l'approuveront et que le projet pourra être voté avant la fin de la législature.

Le Figaro - Dans l'affaire Clearstream, le Premier ministre et la ministre de la Défense vont être entendus par les juges. Est-ce que cela peut ne pas avoir de conséquences politiques ?

Jacques Chirac - La justice est saisie et je lui fais naturellement toute confiance. Depuis mon entrée en fonction, j'ai agi d'une part pour la moralisation des marchés internationaux (et ils en avaient besoin) et d'autre part pour la lutte contre les réseaux mafieux et terroristes. J'en ai fait une exigence de l'action de la France. Je vous rappelle que j'ai personnellement voulu que la France ratifie la convention de l'OCDE sur la moralisation des exportations et du commerce international. J'ai ensuite fait adopter en 2003 une résolution par le G8 à Evian, sur la lutte contre les réseaux mafieux et contre le financement du terrorisme. Dans ce contexte, chaque ministre compétent se devait et se doit d'être particulièrement vigilant et de prendre toutes les mesures dans ce sens. C'était évidemment le cas du ministre des Affaires Etrangères, Dominique de Villepin, c'était sa fonction et son rôle. Pour le reste, la justice étant saisie, je n'ai pas d'autre commentaire à faire.

Le Figaro - Mais est-ce que c'est sans conséquence politique ?

Jacques Chirac - Le Ministre de la Défense et le Premier Ministre ont demandé à apporter leur témoignage. Il n'y a rien en cela qui soit de nature à entraver le travail gouvernemental

Le Figaro - Bombardier, entreprise canadienne, a été choisie par la SNCF pour construire les nouvelles rames de trains de banlieue pour la région parisienne. Un certain nombre de voix se sont élevées pour regretter qu'une entreprise française, Alstom, ait été écartée de ce marché. Comment avez-vous réagi ?

Jacques Chirac - Nous sommes dans une économie de compétition, une économie ouverte. La SNCF a fait un appel d'offre. La SNCF a donc choisi son fournisseur, et c'est sa responsabilité. Mais vous le savez, je reviens de Chine, pays qui va construire dans les années à venir autant de lignes TGV qu'il en existe aujourd'hui sur tout le réseau européen et ce qui compte c'est que grâce à la qualité de ces produits, Alstom a tous les moyens de prendre toute sa part sur ce marché qui a des perspectives énormes.

Le Figaro - Areva est candidat en Chine pour construire des centrales nucléaires de troisième génération, des EPR. C'est un dossier que vous avez abordé pendant votre voyage à Pékin. La France a-t-elle des chances d'emporter ce marché ?

Jacques Chirac - C'est pour la France une décision capitale. Nous avons 20 ans d'expérience avec la Chine dans l'électro-nucléaire. Je souhaite que cette coopération puisse se poursuivre pour ce qui concerne la 3ème génération, c'est-à-dire pour l'EPR. C'est sans aucun doute l'intérêt technique et politique de nos deux pays. C'est ce que j'ai rappelé aux autorités chinoises. Je suis confiant.

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29 octobre 2006

Le contresens des statuts de l'UMP

Statuts_UMPLa logique qui a prévalu dans la modification des statuts de l’UMP, intervenue en janvier 2006, laisse perplexe même si certains n’hésiteront pas à rétorquer que cette révision statutaire a été approuvée par une très large majorité des militants. Ainsi, sous couvert de démocratie interne, les nouveaux articles inscrits dans les statuts prévoient que les adhérents de l’UMP seront consultés pour élire celui ou celle qui obtiendra le soutien du parti. Et à lire entre les lignes, il faut surtout entendre le soutien financier qui permettra de faire face aux gigantesques frais de campagne. Outre l’aspect matérialiste de cette vision, elle a surtout l’inconvénient d’enfermer le candidat dans un carcan partisan qui ne correspond pas à la définition de l’élection présidentielle telle que l’avait envisagée le Général de Gaulle. Mais il semblerait que le Président de l’UMP ait compris le piège puisque, de plus en plus sollicité par les nombreuses tendances aujourd’hui englobées dans l’UMP (centristes, gaullistes, libéraux ou ultra-libéraux) qui tentent d’influencer l’orientation de son discours, il souhaite que le projet présidentiel reste son domaine réservé (la consultation actuelle engagée auprès des militants sur les thèmes de la campagne présidentielle seraient donc une vaste plaisanterie). Ainsi, a t-on pu lire dans le Monde du 25 octobre, sous la plume de Philippe Ridet : « Si un accord ne soulève pas de difficultés sur le programme législatif, il s'avère plus délicat sur le projet présidentiel. Celui-ci reste la chasse gardée de M. Sarkozy et, dit-il, "son espace de liberté". Une manière pour le président de l'UMP de ne pas réduire son identité à celle de son parti ». Si la volonté de Nicolas Sarkozy est de s’élever au dessus de son propre parti pour acquérir une dimension de rassembleur, l’objectif est louable et s’inscrit déjà plus dans une vision gaulliste. Sauf que la capacité de rassemblement du Président de l’UMP risque fort de se limiter aux seuls adhérents de l’UMP (et à voir la profusion actuelle de blogs chiraco-villepinistes, même cette unité est loin d’être acquise) et que le mode de désignation partisan décrit ci-avant est en total contradiction avec une telle posture. On se souvient qu’en 1995, le positionnement de Jacques Chirac, au delà du simple appareil du RPR, lui avait permis de recueillir les suffrages d’un électorat qui dépassait les seuls frontières des traditionnels électeurs de droite (les scores cumulés de Jacques Chirac et Edouard Balladur avoisinaient les 40% au premier tour). Mais le paradoxe ne s’arrête pas là puisque, concernant les candidats aux élections législatives, les statuts prévoient que les militants n’ont qu’un rôle consultatif et que la décision finale revient à une commission nationale d’investiture. Ainsi, les adhérents de l’UMP auraient le pouvoir de désigner le candidat à l’élection présidentielle mais n’auraient aucun poids, dans leurs circonscriptions, pour la délivrance des investitures aux élections législatives. De telles dispositions sont incohérentes et si l’on estime que les partis politiques, dont le rôle est reconnu dans la Constitution de la Vème République, ont pour mission de déterminer et de porter le programme législatif, c’est bien à ce stade que les adhérents devraient détenir un véritable pouvoir de décision. Il faudrait sérieusement revoir la copie.

Posté par UMP 24 Excideuil à 08:05 - Débat - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 octobre 2006

Des députés qui en ont...

Bandeau_5_me_R_publique

Il est désormais à la mode de tirer à boulets rouges sur l'action du Président de la République et nous constatons, tous les jours, que certains députés, souvent plus préoccupés par leur personne (c'est à dire leur réélection) que par l'intérêt de la nation, n'hésitent plus à critiquer le bilan de Jacques Chirac pour s'octroyer les bonnes grâces du Président de l'UMP. C'est bien cette stupide thématique de la rupture que nous ne cessons de dénoncer sur ce blog. Mais lorsque des députés en exercice prennent l'initiative de se rassembler pour promouvoir l'action du Chef de l'Etat et du Gouvernement, cette démarche mérite d'être soulignée et applaudie. Ainsi, Jacques Le Guen (député du Finistère), Jean Ueberschlag (député du Haut-Rhin) et Ghislain Bray (député de Seine et Marne) ont créé l'association "La Vème République pour demain" ainsi qu'un site internet afin d'assurer la promotion de leurs idées et du bilan de Jacques Chirac. Cette initiative a d'ailleurs coûté sa place de secrétaire départemental de l'UMP à Jacques Le Guen qui a eu l'outrecuidance de ne pas s'inscrire dans la ligne définie par le patron du parti majoritaire.

Pour consulter le site et s'inscrire : http://www.5eme-republique.

Posté par UMP 24 Excideuil à 09:28 - Action militante - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 octobre 2006

Chirac : l'infatigable VRP de la France

Jacques_Chirac_Chine_2006Quand on aime la France, on sait vendre les produits de son industrie. Ainsi, la visite d'Etat de Jacques Chirac en Chine aura été fructueuse pour les entreprises françaises et européennes au premier rang desquelles Airbus et Alstom.

On a donc appris que Louis Gallois, qui vient de prendre la présidence de l’avionneur européen, a conclu un très beau contrat avec la République de Chine : 150 modèles A320 commandés pour l'Aviation civile chinoise. La conclusion de cette affaire, incertaine jusqu'au dernier moment, s'inscrit dans la volonté du Président Jacques Chirac d'implanter l'industrie française (et européenne en l'occurrence) encore plus chez le géant asiatique. Ce nouveau contrat porte le total des commandes chinoises, depuis un an, à 300 appareils, soit le double de ce que le concurrent américain Boeing a vendu à la Chine au cours de l’année écoulée. Face à un marché chinois en pleine expansion et avec une perspective de multiplier par quatre en vingt ans la flotte civile, Airbus va renforcer ses chances de développement en implantant sa ligne d'assemblage d'A320 à Tianjin.

En ce qui concerne Alstom, une lettre d'intention a été signée portant sur le développement et la fourniture, en partenariat avec le groupe chinois Datong, de 500 locomotives de fret. Alstom a aussi signé un contrat d'une valeur totale de 100 millions d'euros pour fournir à la Chine des équipements hydroélectriques.

Au total, ce sont treize accords de coopération et commerciaux qui ont été signés par les entreprises françaises grâce à l’implication et à la ténacité du Président de la République. Quand on pense que certains veulent escamoter le bilan de Jacques Chirac…

Posté par UMP 24 Excideuil à 23:57 - Président de la République - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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