No rupture

Le blog qui milite pour une véritable majorité présidentielle autour de Jacques Chirac et du Gouvernement de Dominique de Villepin.

23 février 2007

Jean-Louis Debré : sage parmi les sages

Jean_Louis_DEBREAlors que la rumeur circulait depuis plusieurs semaines, le Chef de l'Etat a nommé Jean-Louis Debré à la présidence du Conseil Constitutionnel. Cette décision va bien sûr déclencher une polémique que ne manqueront pas de lancer la gauche et l'UDF dénonçant le "fait du Prince". Mais le prédécesseur de Jacques Chirac n'avait-il pas, lui aussi, nommé des hommes qui lui avaient voué une fidélité indéfectible ? Sans oublier que l'action de Jean-Louis Debré à la présidence de l'Assemblée Nationale a toujours été favorablement saluée par tous les députés, quel que soit le groupe politique auquel ils appartiennent.

Et puis, la nomination de Jean-Louis Debré s'inscrit dans un double symbole.

Symbole de la fidélité en politique de la part de celui qui a toujours été un ardent supporter du Président de la République... même lorsque des divergences existaient entre les deux hommes, comme ce fût le cas lors de la réforme constitutionnelle instituant le quinquennat. Certains ont ironisé sur ce dévouement au Chef de l'Etat, qualifiant le Président de l'Assemblée Nationale de "grognard" de Jacques Chirac. Il est vrai que la fidélité en politique n'est plus à la mode, cette valeur ayant été remplacée, depuis quelques mois, par la pratique d'un nouveau mode de soutien : "le ralliement". Pourtant, comme l'écrivait André Comte-Sponville : "la fidélité est au principe de toute morale : elle est le contraire du renversement de toutes les valeurs".

Cette nomination marque aussi, symboliquement et politiquement, l'attachement de Jacques Chirac aux institutions de la Vème République. En effet, c'est aujourd'hui le fils de Michel Debré, rédacteur de la Constitution en 1958, qui aura la charge de veiller au respect des principes qui ont permis à notre pays de connaître une stabilité politique depuis près de cinquante ans. Que tous ceux qui, à droite ou à gauche, souhaitent réformer de fond en comble nos institutions en soient bien conscients : le "grognard" les attend au tournant.

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17 février 2007

Quand le coût des promesses fait douter les entourages de campagne

ArgentTant à l'UMP qu'au PS, les équipes de campagne des deux candidats commencent à s'émouvoir et à s'inquiéter face à la prolifération des promesses non financées. Ainsi, alors que le coût des programmes électoraux de Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy a alimenté le débat au cours de la semaine passée, ce sont les "financiers" de chacune des écuries présidentielles qui, en employant des méthodes différentes, ont décrédibilisé le discours économique de leur candidat respectif.

Méthode brutale pour Eric Besson, le Monsieur "chiffrage" de l'égérie du PS, qui a claqué la porte de la rue Solférino après une altercation avec François Hollande. Ségolène Royal, qui n'a pas apprécié d'être désavouée de la sorte par son camarade dont elle connaît la proximité avec Lionel Jospin, a ironisé sur cet incident de campagne en déclarant devant les journalistes : "Mais qui connaît Eric Besson ? Vous le connaissez, vous, Eric Besson ?". Aux dernières nouvelles, il paraîtrait que le principal intéressé n'a pas vraiment apprécié... et qu'il s'exprimerait dans le courant de la semaine prochaine lors d'une conférence de presse. A suivre...

M_haignerie_FillonA l'UMP, si les doutes sont exprimés de façon plus feutrée, il n'en demeure pas moins que les grands argentiers de l'entourage sarkozyste, qu'il s'agisse de Pierre Méhaignerie, Gilles Carrez ou d'Alain Lambert, s'interrogent sur l'inflation exponentielle du programme de leur mentor. Pierre Méhaignerie s'était déjà fait tancé par Nicolas Sarkozy alors qu'il avait évalué le coût du programme présidentiel du maître de Neuilly entre 37 et 40 milliards d'euros. Une rectification est tombée dans la semaine pour ramener le chiffre à 30 milliards d'euros. Mais on n'apprend dans un article du Monde intitulé "L'UMP rabote les promesses de son candidat pour lui permettre de tenir son chiffrage" que les tenants de la rigueur budgétaire ont obtenu audience auprès de François Fillon pour tenter d'infléchir cette tendance inflationniste du programme.

D_de_VillepinPendant ce temps, le Premier Ministre se place au dessus de la mêlée. Dimanche dernier, à la veille de la seconde conférence nationale pour les dépenses publiques qu'il devait présider, il espérait faire prendre conscience aux français de l'enjeu de la dette de l'Etat et de ses répercussions sur le pouvoir d'achat. Une façon de renvoyer dans les cordes les deux principaux candidats à l'élection présidentielle.

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12 février 2007

Dominique de Villepin tacle Ségolène Royal

ddvDominique de Villepin a mis en garde lundi contre un "retour à la dépense publique inconsidérée" et aux "errements du passé" au lendemain de la présentation du programme de la candidate socialiste Ségolène Royal. "Faut-il revenir aux errements du passé ? Nous avons tous payé bien cher collectivement l'irresponsabilité dans ce domaine", a déclaré le Premier Ministre à l'issue de la IIème conférence nationale des finances publiques. "Les efforts qui ont été faits" pour réduire la dette "nous permettent aujourd'hui de constater que non seulement c'est possible, mais que nous pouvons regarder l'avenir avec optimisme", a-t-il expliqué. "Tout ça serait remis en cause par un retour à la dépense publique inconsidérée, par un retour à l'absence de responsabilité dans ce domaine". "Nous avons retrouvé le chemin de la responsabilité et de la dignité pour la France, je crois qu'il est important de s'y tenir au fil des prochaines années", a-t-il poursuivi. Le Chef du Gouvernement a relevé devant la presse qu'un certain nombre de propositions faites dimanche à Villepinte par la candidate socialiste étaient déjà mises en oeuvre par son gouvernement comme la construction de logements sociaux, l'extension du prêt à taux zéro et la création d'un service universel bancaire de base. Il a par ailleurs jugé "peu réalistes" d'autres propositions de Ségolène Royal comme la fusion entre EDF et GDF "totalement inacceptable". Source AP

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10 février 2007

Le bal des faux-culs

Equipe_SarkozyAlors qu’ils n’ont cessé de critiquer à mi-mots ou d’attaquer frontalement l’action de Jacques Chirac au cours des derniers mois, les lieutenants de Nicolas Sarkozy deviennent tout à coup plus respectueux à l’égard du Président de la République (voire même élogieux) à l’approche du premier tour de l’élection présidentielle. Pourquoi ce retournement de tendance ? Tout simplement parce que les porte-flingues du candidat de l’UMP ont anticipé la décision de Jacques Chirac sur la base de l’interview qu’il a accordée à Michel Drucker dans le cadre de l’émission dominicale consacrée à Bernadette Chirac. On aurait aimé que ces prises de position des uns et des autres interviennent plus tôt, et en tous cas lorsque la majorité présidentielle nécessitait l’unité et la loyauté qui ont tant manqué. Désormais, la consigne semble être claire : après avoir prôner la rupture, il faut désormais rallier l’électorat chiraquien à la cause du candidat Sarkozy. Même si l’on ne peut que se satisfaire de cette nouvelle tendance, la brutalité des attaques proférées au cours des deux dernières années à l’encontre de l’action du Président de la République et du Premier Ministre risquent de laisser des traces.

Extrait de l’article Quand les députés sarkozystes rendent hommage au chef de l'État, publié dans le Figaro du 9 février 2007 sous la plume de Sophie HUET.

Pour les députés sarkozystes, les propos de Jacques Chirac sont sans ambiguïté : le chef de l'État est évidemment sur le départ. "Je les interprète comme la volonté du président de la République d'occuper des responsabilités au plan international, pour le maintien de la paix, la recherche d'un équilibre au Moyen-Orient, ou sur les questions de climat et d'environnement", analyse Pierre Méhaignerie. Le secrétaire général de l'UMP le voit jouer un rôle "comme Bill Clinton", l'ancien Président des États-Unis. Pour Dominique Paillé, "Jacques Chirac prépare les Français à une annonce de non-candidature, mais cela ne veut pas dire, précise le député des Deux-Sèvres, qu'il se retire définitivement de la vie politique, ce que je ne souhaite pas". Conseiller politique du candidat de l'UMP, Patrick Devedjian pense que Jacques Chirac "s'apprête à soutenir Nicolas Sarkozy" mais qu'il "choisira le moment pour le dire". Bernard Accoyer, le patron des députés UMP, observe : "Toute sa vie Jacques Chirac a été au service de la France, cette priorité reste la sienne".Laurent Wauquiez, l'un des porte-parole de la nouvelle génération, considère qu'il s'agit d'une "reconnaissance à demi-mots, qu'il a l'intention de passer le relais". "Il faudra, dit-il, respecter ce moment d'émotion difficile pour un homme qui laissera une trace historique beaucoup plus importante qu'on ne le croit dans l'histoire de la Vème République ". Axel Poniatowski juge que le chef de l'État a "une assez belle manière" de préparer les Français à son départ de l'Élysée. Au passage, il souligne que le chef de l'État "s'est efforcé, avec persévérance, de maintenir la paix dans le monde". Thierry Mariani rend également hommage à Jacques Chirac qui "a une très bonne image à l'étranger" et qui a "fait des réformes de fond". "Les Français l'aiment bien mais ils veulent qu'il passe la main", pense le député du Vaucluse. Étienne Pinte rappelle, lui, que le chef de l'État a été "un visionnaire" en matière de développement durable et d'écologie. Le député maire de Versailles verrait bien Jacques Chirac présider "une sorte d'Organisation des Nations unies bis pour défendre l'environnement". Nadine Morano n'est pas avare de compliments sur "l'énergie", "le tempérament" de Jacques Chirac, qui "a très bien défendu les intérêts des Français". "En matière commerciale, il restera l'un des meilleurs VRP des produits français, du TGV, d'Airbus", poursuit le député de Meurthe-et-Moselle, qui "ne voit pas Jacques Chirac arrêter son activité politique". Yves Jego partage ce point de vue : "Après quarante ans de vie politique, on n'imagine pas qu'il puisse ne rien faire", considère l'élu de Seine-et-Marne, qui met à l'actif de Jacques Chirac le fait d'avoir "permis à la France d'opérer un virage en douceur vers un monde qui change".

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09 février 2007

La théorie de l'effet boomerang vérifiée

Boomerang_ScooterRépondant à une attaque du Président du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale qui attaquait le candidat Sarkozy, le Premier Ministre avait mis en garde l'opposition contre l'effet boomerang de certaines polémiques politiciennes. Les socialistes ont pu vérifier, cette semaine, la pertinence de la remarque de Dominique de Villepin. Ainsi, après avoir rameuter le ban et l'arrière ban de la presse pour dénoncer le déploiement de moyens mis en oeuvre par la police pour retrouver le voleur du scooter du fils Sarkozy, on apprend que la même mésaventure est arrivée à la progéniture du couple Hollande-Royal en 2003... et, qu'à cette époque, la Police Nationale avait été dessaisie de l'enquête au profit de la section criminelle de la Police Judiciaire qui avait procédé à des tests ADN. Comme quoi, l'entourage de la candidate socialiste devrait prendre quelques précautions avant de crier au loup.

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04 février 2007

Crise de schizophrénie dans l'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy

Sarko_schizo"J'ai changé". Nicolas Sarkozy l’avait martelé à plusieurs reprises dans son discours prononcé lors du congrès de l’UMP du 14 janvier dernier. Pourtant, à observer la tournure que prend la campagne du candidat Sarkozy, il semble que rien n’ait changé. Si le mot "rupture" tend à disparaître du vocabulaire Sarkozyste, le candidat et ses principaux porte-flingues ne manquent jamais l’occasion d’essayer de jeter le discrédit sur l’action du Gouvernement et du Président de la République.

Ainsi, dans un entretien accordé à La Tribune et publié le 29 janvier dernier, Xavier Bertrand, qui cumule désormais les casquettes de Ministre de la Santé et de porte-parole du candidat de l’UMP, avait cru bon de critiquer la formule du CNE (Contrat Nouvelle Embauche). Il s’était d’ailleurs fait vertement rappeler à l’ordre par Dominique de Villepin qui n’avait manifestement pas apprécié le manque de solidarité gouvernementale dont faisait preuve, à cette occasion, le Ministre Bertrand. Surtout à la veille de la publication des chiffres du chômage qui ont marqué, une fois de plus, les excellents résultats engrangés par le Premier Ministre sur le front de l’emploi.

A l’occasion d'une réunion publique qu’il a tenue vendredi dernier à Maison-Alfort, c’est le Ministre candidat, lui même, qui s’en est pris à la politique menée par le Ministère de l’Education Nationale… et les mots n’étaient pas tendres : "la faillite de l'éducation a mis en faillite notre système d'intégration. Les professeurs, les instituteurs ne sont pas responsables de cette faillite (...) C'est la politique qui a fait l'école de la République. C'est la politique qui l'a défaite". C’est donc Gilles de Robien qui a dû monter au créneau pour contre-attaquer : "je n'accepte pas qu'on parle de faillite et de désastre quand il s'agit du travail des enseignants : ce sont des propos très mal inspirés, maladroits et injustes vis à vis du travail magnifique fourni par les enseignants". Et d'ajouter que "jamais l'Education Nationale n'aura fait autant de réformes que depuis 20 mois et je suis sûr que mes prédécesseurs, Xavier Darcos et François Fillon, peuvent en témoigner. C'est le travail de sa majorité d'une part et de ses amis d'autre part". Une façon de rappeler que ceux qui crachent aujourd’hui dans la soupe ont eu en charge les plus hautes responsabilités au sein de ce ministère et qu’il est aujourd’hui paradoxal de les entendre critiquer à tout bout de champ les actions menées depuis 2002.

Enfin, ce soir, au Grand Jury RTL- LCI-Le Figaro, François Fillon qui s’imagine déjà emménager à l’Hôtel Matignon dès le 7 mai prochain, a, une nouvelle fois, fait preuve d’un intolérable manque de loyauté vis à vis du Chef de l’Etat et de la politique gouvernementale. Pour autant, comme l’avait déjà fait Nicolas Sarkozy récemment, il a souhaité que Jacques Chirac apporte, officiellement et rapidement, son soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy. Mais dans ce cas, pourquoi vouloir prôner la rupture et lancer des incantations pour recevoir l’adoubement élyséen. La schizophrénie que nous pensions réservée au seul candidat de l’UMP semble désormais se propager à toute l’équipe des "ralliés".

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01 février 2007

La rupture est un mot brutal

Alain_ReyAlain Rey, conseiller éditorial des éditions Le Robert, a décortiqué pendant 13 ans, pour la matinale de France Inter, un mot de son choix. Aujourd'hui, il pose son regard de linguiste sur quelques mots de la campagne tels que… rupture…

Rupture : c'était dans le discours de Nicolas Sarkozy. Ça ne l'est plus car il a proclamé "j'ai changé", récemment. Il a fait une rupture avec la rupture. Il est vrai que rupture avait quelque chose d'un peu dangereux et dynamique : "la politique du passé n'est pas bonne, je vais la casser en deux et la remplacer". Mais la rupture est un mot brutal. (…) C'est très difficile à employer comme argument dans un débat politique. Beaucoup de gens veulent que ça change, mais en réalité, ils veulent que certaines choses changent et d'autres pas. La rupture ne dit pas ce qu'on va conserver. C'est un discours dynamique pour ceux qui veulent tout péter, et dangereux pour ceux qui veulent qu'il y ait une continuité.

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29 janvier 2007

Le double langage de Nicolas Sarkozy

portraitIntéressant, l'article de Laurent de Boissieu sur le blog Présidentielle 2007 que nous reproduisons ci-dessous.

Que pense vraiment Nicolas Sarkozy ?

Surprise ! Seul candidat, Nicolas Sarkozy a obtenu 100% des suffrages exprimés des adhérents de l'UMP. Mais ne le blâmons pas. Blâmons plutôt ceux qui ont renoncé à présenter leur candidature face à lui... On peut en revanche légitimement s'interroger, alors que la droite est prompt à dénoncer le manque de convictions de Ségolène Royal, sur la force des convictions de Nicolas Sarkozy. Trois exemples issus de son discours d'entrée en campagne, le 14 janvier 2007, Porte de Versailles à Paris.

1. Communautarisme et discrimination positive

1. 1. Le 20 novembre 2003, lors de l'émission "100 minutes pour convaincre" sur France 2, Nicolas Sarkozy a mis en avant le concept de discrimination positive fondée sur la religion en parlant de "hauts fonctionnaires musulmans" et de "préfet musulman". Dans son livre publié en 2004 (La République, les religions, l'espérance, Cerf), la discrimination positive n'est plus fondée sur la religion mais sur l'origine : "Dans une République, les droits des citoyens ne sauraient varier en fonction de l'ancienneté de l'installation. En période de rattrapage, il peut y avoir des aménagements". Le 13 février 2006, sur RMC, le ministre de l'intérieur répond positivement à la question de savoir s'il convient de "faire apparaître l'origine ethnique des délinquants dans les statistiques de la police". Dans son livre publié en 2006 (Témoignage, XO Éditions), il regrette également que "nos statistiques ne connaissent que deux catégories de personnes : les françaises et les étrangères" et qu'il soit "interdit en France de calculer le nombre de Français d'origine maghrébine, d'origine turque, d'origine chinoise, le nombre de Français noirs". Dans le même ouvrage, Nicolas Sarkozy explique qu'il a voulu appliquer la discrimination positive en souhaitant "la nomination d'un préfet musulman, et, plus tard, de personnes issues de l'immigration ou originaires d'outre-mer pour les préfets à l'égalité des chances dont les postes ont été créés après la crise des banlieues à l'automne 2005". Dans Le Parisien du 20 octobre 2006, la discrimination positive n'est ainsi plus fondée ni sur la religion ni sur l'origine mais sur la couleur de la peau : "Les administrations sont obligées par la loi d'avoir 6% de leurs collaborateurs avec un handicap. Qu'est-ce que c'est, sinon un quota ? J'aimerais qu'on me dise pourquoi il serait normal de faire de la discrimination positive pour les femmes ou les handicapés, et pourquoi ce serait anormal pour les compatriotes de couleur".

1. 2. Parallèlement, le même Nicolas Sarkozy se contredit : "La tentation du communautarisme menace d’enfermer chacun dans ses origines, sa religion et sa couleur de peau" (Agen, 22 juin 2006) "Je refuse le communautarisme qui réduit l'homme à sa seule identité visible" (Paris, 14 janvier 2007)

2. Relations transatlantiques

sarkozy_bush2. 1. Dans le contexte de sa visite aux États-Unis (entretien dans Le Monde daté du 11 septembre 2006, discours du 12 septembre 2006 à Washington, entretien dans la revue Le Meilleur des Mondes), Nicolas Sarkozy a remis en cause la position de la France au Conseil de sécurité de l'ONU lors de la crise irakienne, en 2003. Le reproche de "la menace de l'utilisation de notre droit de veto" était déjà présente dans le livre publié en 2006 par "Sarkozy l'Américain" (l'expression est du spécialiste des relations internationales Dominique Moïsi).

2. 2. Dans le contexte de sa campagne électorale, le même Nicolas Sarkozy a rendu "hommage à Jacques Chirac, qui a fait honneur à la France quand il s’est opposé à la guerre en Irak, qui était une faute".

3. Institutions

3. 1. Lors de ses vœux à la presse du 12 janvier 2006 puis lors de la convention de l'UMP sur les institutions (5 avril 2006), Nicolas Sarkozy a souhaité une importante révision constitutionnelle afin que ce soit le président de la République, et non plus le premier ministre, qui détermine et conduise la politique de la Nation. Raillant ensuite, à l'occasion des forums de l'UMP, la conception gaulliste de la fonction présidentielle ("le président de la République n'est pas un arbitre au-dessus des partis, qui marche sur les eaux parce qu'il a été élu").

3. 2. Lors de son disours d'entrée en campagne, le même Nicolas Sarkozy tranche la question institutionnelle dans un sens opposé : "Notre démocratie n’a pas besoin d'une nouvelle révolution constitutionnelle. On change trop notre Constitution. Il faut arrêter de dire qu'elle est bonne et proposer tous les trimestres une nouvelle modification.*"

* allusion aux trois révisions constitutionnelles programmées par Jacques Chirac avant l'élection présidentielle

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24 janvier 2007

Les jeunes chiraco-villepinistes persistent et signent

Compte tenu du succés de la première réunion organisée le 14 janvier dernier au Pavillon Baltard et après les retombées médiatiques qui ont suivi, les Jeunes pour la Vème République remettent le couvert le dimanche 28 janvier 2007. Soyez nombreux à les rejoindre pour soutenir leur action et appeler à l'émergence d'une candidature alternative au sein de la droite républicaine pour l'élection présidentielle de 2007.

RJVR_28_01_2007

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19 janvier 2007

Les convictions de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle... de 1995

Exclusivité Marianne2007.info

Marianne_2007_info

Il y a douze ans, Nicolas Sarkozy parlait déjà de "La France d'après". Problème... il clamait haut et fort qu'elle ne serait pas différente de la France d'avant.

Sarko_1995___Source_INAC'était en 1995, le 30 janvier très exactement. L'émission "La France en direct" est, ce soir-là, entièrement consacrée à Nicolas Sarkozy, porte-parole du candidat Edouard Balladur et Ministre du Budget. Questionné par Jean-Marc Lech, co-Président de l'institut de sondages Ipsos, au sujet de la victoire de Forza Italia, celui qui promet aujourd'hui "la France d'après" y fait déjà allusion… Mais pas exactement dans les mêmes termes. "Ensemble tout devient possible", en 1995, Nicolas Sarkozy n'y croit pas. Marianne2007.info a retrouvé l'extrait de cette émission dans les archives de l'INA et vous propose un verbatim mémorable. L'extrait pertinent survient dans le dernier tiers de cet extrait disponible sur le site internet de l’INA, soit presque six minutes après le début de l'émission. Nicolas Sarkozy y déclare : "Je ne crois pas aux hommes providentiels. Je n'y crois pas. Je suis aux cotés d'Edouard Balladur, je l'aiderai de toutes mes forces, mais je n'ai pas aimé, dans la campagne de Forza Italia, cet élément qui consiste à dire « Italiens donnez-vous à moi », « il suffit de m'élire et tout ira bien », je n'y crois pas. Je crois que, jamais, les 58 millions de Français n'ont été aussi vigilants, aussi informés, aussi lucides, aussi conscients. Et on sait parfaitement bien que ce n'est pas vingt-neuf ministres autour d'un Premier ministre, que ce n'est pas un nouveau président de la République qui changera tout. Un mot, si vous permettez : rien ne ressemblera plus à la France d'après l'élection présidentielle, que la France d'avant. Et j'aimerais que nous apprenions à avoir la politique modeste. Qu'on arrête de dramatiser à ce point les enjeux".

Ainsi, en deux phrases, Nicolas Sarkozy, réussissait en 1995 à contredire son slogan de campagne de 2007 "Ensemble tout devient possible" ce n'est pas un nouveau président de la République qui changera tout ») et le slogan de l'UMP "Imaginons la France d'après" rien ne ressemblera plus à la France d'après l'élection présidentielle, que la France d'avant ») !

Anna Borrel - Marianne 2007.info - Vendredi 19 Janvier 2007

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