No rupture

Le blog qui milite pour une véritable majorité présidentielle autour de Jacques Chirac et du Gouvernement de Dominique de Villepin.

15 novembre 2006

Quand les langues se délient au sein de l'UMP

De plus en plus de voix s'élèvent au sein de l'UMP pour mettre en doute les positions de son Président. Ainsi, en l'espace de quelques heures, de nombreux membres du parti majoritaire ont souhaité faire part de leur opposition à la ligne officielle défendue par Nicolas Sarkozy.

francoisgoulardFrançois Goulard milite pour d’autres candidatures à droite. Le ministre délégué à l'Enseignement supérieur et proche de Dominique de Villepin souhaite que des personnalités de droite autres que Nicolas Sarkozy "se préparent, le cas échéant, à être candidates" à la présidentielle en 2007. "Nous sommes en novembre. Ceux qui peuvent dire que tout est écrit d'avance ont tort. Et dans ces conditions, je souhaite qu'il y ait des personnalités ayant la stature qui se préparent, le cas échéant, à être candidates", a expliqué le Ministre sur Canal+ mercredi. Selon lui, "la manière dont est organisée la désignation du candidat que l'UMP va soutenir fait que, s'il y a d'autres candidatures, elles seront extérieures" au parti. Le Ministre délégué va plus loin : "les militants UMP ont été recrutés, et leur candidat, c'est Nicolas Sarkozy", assure-t-il. Et François Goulard de reprendre les propos de Dominique de Villepin : "le pays n'est pas prêt à accepter une thérapie de choc. La réforme se gère dans la durée avec beaucoup de pédagogie". Avant d’admettre ne pas avoir "des relations excellentes" avec le ministre de l'Intérieur.

Raffarin_2Jean-Pierre Raffarin refuse la direction de l’UMP. L’ancien Premier Ministre de Jacques Chirac assure mercredi dans La République du Centre-Ouest que Nicolas Sarkozy lui a proposé d'être candidat à sa succession à l'UMP. "Je ne suis pas demandeur, j'ai déjà beaucoup donné... mais je comprends bien qu'il soit nécessaire dans une campagne électorale - et pour la suite d'ailleurs - d'afficher la diversité de l'UMP. Je pense que c'est dans cet esprit que Nicolas Sarkozy réfléchit", précise-t-il. "Je pense que le candidat devra aller au-delà de l'UMP dans sa campagne. C'est à lui d'organiser la complémentarité entre son message personnel et le message de la famille politique", ajoute Jean-Pierre Raffarin. Une critique envers le président de l’UMP ? "Je ne suis absolument pas en contradiction avec Nicolas Sarkozy", répond l’ancien Premier Ministre. "Je suis en complémentarité ". Jean-Pierre Raffarin pose un regard critique sur le projet de l’UMP, sur lequel il émet deux réserves : "J'ai trouvé le diagnostic de la société française trop sombre", estime-t-il. Pour lui, "il faut renforcer la part réservée à notre pensée politique, celle de l'humanisme, pour donner davantage de sens à l'action".

michele_alliot_marieMichèle Alliot-Marie égratigne Nicolas Sarkozy sur les juges. Lors d’une visite à Montluçon, dans l’Allier, mardi, la ministre de la Défense a estimé qu’il n’y avait pas, "en matière de sécurité d'un côté les forces de l'ordre et de l'autre la Justice. Les unes et les autres participent à une chaîne de la sécurité, qui va de la prévention à la sanction". Une allusion aux attaques de Nicolas Sarkozy contre les juges, qu’il a accusé parfois de laxisme. "Certains magistrats sont critiqués pour leur action ou leur inaction supposée. Dans leur immense majorité, les juges font leur travail et ils le font bien", a insisté Michèle Alliot-Marie, appelant à ce que le budget de la Justice "soit traité au regard de celui des forces de police et de gendarmerie, et en rapport avec lui".

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05 novembre 2006

Alain Juppé prend ses distances avec la discrimination positive

Jupp____Gros_planCe sont nos amis de "L'Allier avec Villepin" qui ont livré ce scoop, hier, sur leur blog http://villepin-allier.over-blog.com/ . Après Michèle Alliot-Marie qui a récemment dit son opposiiton à toute idée de discrimination positive lors de son discours à la Grande Mosquée de Paris, c'est au tour d'Alain Juppé d'évoquer ce thème. Ainsi, dans son livre à paraître demain, lundi 6 novembre, aux éditions Robert Laffont, et intitulé France, mon pays, lettres d’un voyageur, l'ancien Premier Ministre prend position contre la discrimination positive.

Extraits : "J’avoue que l’expression « discrimination positive » me hérisse le poil ! Quelle idée d’associer l’épithète « positive » à un nom qui a, en lui-même, une signification négative ! Mais allons au-delà des apparences. De quoi s’agit-il ? Si l’on veut dire par là qu’il faut faire plus pour ceux qui ont moins, je suis d’accord. Et les exemples abondent de mesures qui s’inspirent de ce principe : par exemple, les ZEP (zones d’éducation prioritaire) ou les ZFU (zones franches urbaines). Mais, chaque fois, les critères retenus sont objectifs ou factuels : le taux de chômage, le retard scolaire, le revenu moyen, etc... Avec la discrimination positive à l’anglo-saxonne, on passe à tout autre chose : par exemple, dans chaque promotion de préfets, retenir un quota de hauts fonctionnaires musulmans. J’avoue que cette rupture ne m’enthousiasme guère. D’abord, c’est une remise en cause de valeurs républicaines fondamentales. Comment, par exemple, va-t-on définir les minorités qui bénéficieront de telles mesures ? Sur un critère ethnique ou religieux ? La communauté musulmane ? La communauté noire ? Qui ne voit le risque d’une telle segmentation du corps social français, si profondément étrangère à toutes nos traditions ? Et le risque de juxtaposer, en France, des communautés ethniques et religieuses n’est-il pas encore accru par la fragilité actuelle de notre société, qui a plus besoin de se rassembler que de se séparer ? Deuxième objection, plus pragmatique celle-là : est-ce que le modèle communautariste donne vraiment de meilleurs résultats dans les pays où il est dominant (…)".

Quand on sait que le l'idée même de discrimination positive est un thème développé et défendu par le Président de l'UMP, la prise de position d'Alain Juppé marque, au delà de  ses affinités personnelles avec tel ou tel candidat potentiel, une nouvelle et réelle fracture entre deux visions de la société française.

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29 octobre 2006

Le contresens des statuts de l'UMP

Statuts_UMPLa logique qui a prévalu dans la modification des statuts de l’UMP, intervenue en janvier 2006, laisse perplexe même si certains n’hésiteront pas à rétorquer que cette révision statutaire a été approuvée par une très large majorité des militants. Ainsi, sous couvert de démocratie interne, les nouveaux articles inscrits dans les statuts prévoient que les adhérents de l’UMP seront consultés pour élire celui ou celle qui obtiendra le soutien du parti. Et à lire entre les lignes, il faut surtout entendre le soutien financier qui permettra de faire face aux gigantesques frais de campagne. Outre l’aspect matérialiste de cette vision, elle a surtout l’inconvénient d’enfermer le candidat dans un carcan partisan qui ne correspond pas à la définition de l’élection présidentielle telle que l’avait envisagée le Général de Gaulle. Mais il semblerait que le Président de l’UMP ait compris le piège puisque, de plus en plus sollicité par les nombreuses tendances aujourd’hui englobées dans l’UMP (centristes, gaullistes, libéraux ou ultra-libéraux) qui tentent d’influencer l’orientation de son discours, il souhaite que le projet présidentiel reste son domaine réservé (la consultation actuelle engagée auprès des militants sur les thèmes de la campagne présidentielle seraient donc une vaste plaisanterie). Ainsi, a t-on pu lire dans le Monde du 25 octobre, sous la plume de Philippe Ridet : « Si un accord ne soulève pas de difficultés sur le programme législatif, il s'avère plus délicat sur le projet présidentiel. Celui-ci reste la chasse gardée de M. Sarkozy et, dit-il, "son espace de liberté". Une manière pour le président de l'UMP de ne pas réduire son identité à celle de son parti ». Si la volonté de Nicolas Sarkozy est de s’élever au dessus de son propre parti pour acquérir une dimension de rassembleur, l’objectif est louable et s’inscrit déjà plus dans une vision gaulliste. Sauf que la capacité de rassemblement du Président de l’UMP risque fort de se limiter aux seuls adhérents de l’UMP (et à voir la profusion actuelle de blogs chiraco-villepinistes, même cette unité est loin d’être acquise) et que le mode de désignation partisan décrit ci-avant est en total contradiction avec une telle posture. On se souvient qu’en 1995, le positionnement de Jacques Chirac, au delà du simple appareil du RPR, lui avait permis de recueillir les suffrages d’un électorat qui dépassait les seuls frontières des traditionnels électeurs de droite (les scores cumulés de Jacques Chirac et Edouard Balladur avoisinaient les 40% au premier tour). Mais le paradoxe ne s’arrête pas là puisque, concernant les candidats aux élections législatives, les statuts prévoient que les militants n’ont qu’un rôle consultatif et que la décision finale revient à une commission nationale d’investiture. Ainsi, les adhérents de l’UMP auraient le pouvoir de désigner le candidat à l’élection présidentielle mais n’auraient aucun poids, dans leurs circonscriptions, pour la délivrance des investitures aux élections législatives. De telles dispositions sont incohérentes et si l’on estime que les partis politiques, dont le rôle est reconnu dans la Constitution de la Vème République, ont pour mission de déterminer et de porter le programme législatif, c’est bien à ce stade que les adhérents devraient détenir un véritable pouvoir de décision. Il faudrait sérieusement revoir la copie.

Posté par UMP 24 Excideuil à 08:05 - Débat - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 octobre 2006

Bien vu, Monsieur le Ministre

francoisgoulardDans un récent entretien accordé au journal Le Monde, François Goulard, Ministre délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche faisait trés justement remarquer : "La rupture a un inconvénient, c'est qu'elle remet en cause l'ensemble des parlementaires de droite qui, durant toutes ces dernières années, ont été les co-auteurs de la politique avec laquelle il s'agit de rompre." Ca, c'est du bon sens.

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21 octobre 2006

Quand la fidélité n'est pas une injure au futur

Chirac___de_GaulleLe but de ce blog est de fédérer tous ceux, militants ou sympathisants, qui dans un esprit de fidélité et de loyauté, veulent perpétuer leur indéfectible soutien à l’action du Président de la République et au gouvernement de Dominique de Villepin. Alors que le Président de l’UMP et Ministre de l’Intérieur a dévoyé le rôle du parti majoritaire en l’entraînant dans l’absurde thématique de la rupture, ce blog sera le carrefour de tous ceux qui souhaitent que la prochaine campagne présidentielle ne soit pas kidnappée par les seuls détracteurs des années « Chirac », qu’ils soient de gauche ou de droite. Ici, nous ne brûlerons pas les images de ceux que nous avons adulés et l’esprit de responsabilité l’emportera sur les stratégies les plus folles mises en œuvre au service d’une ambition individuelle démesurée. Notre fibre gaulliste et notre passion pour la France ne nous permettent pas d’adhérer aux options atlantistes, communautaristes et ultra-libérales dont certains portent aujourd’hui le flambeau. Nous n’oublierons jamais, pour autant, que nos véritables adversaires politiques restent les partis de gauche. Et le débat d’idées que nous souhaitons réveiller au sein de la droite républicaine ne nous fera jamais perdre de vue ce combat de tous les jours. Nous souhaitons seulement rappeler que les batailles politiques de demain peuvent aussi se mener dans la fidélité.

Posté par UMP 24 Excideuil à 17:48 - Débat - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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