No rupture

Le blog qui milite pour une véritable majorité présidentielle autour de Jacques Chirac et du Gouvernement de Dominique de Villepin.

29 janvier 2007

Le double langage de Nicolas Sarkozy

portraitIntéressant, l'article de Laurent de Boissieu sur le blog Présidentielle 2007 que nous reproduisons ci-dessous.

Que pense vraiment Nicolas Sarkozy ?

Surprise ! Seul candidat, Nicolas Sarkozy a obtenu 100% des suffrages exprimés des adhérents de l'UMP. Mais ne le blâmons pas. Blâmons plutôt ceux qui ont renoncé à présenter leur candidature face à lui... On peut en revanche légitimement s'interroger, alors que la droite est prompt à dénoncer le manque de convictions de Ségolène Royal, sur la force des convictions de Nicolas Sarkozy. Trois exemples issus de son discours d'entrée en campagne, le 14 janvier 2007, Porte de Versailles à Paris.

1. Communautarisme et discrimination positive

1. 1. Le 20 novembre 2003, lors de l'émission "100 minutes pour convaincre" sur France 2, Nicolas Sarkozy a mis en avant le concept de discrimination positive fondée sur la religion en parlant de "hauts fonctionnaires musulmans" et de "préfet musulman". Dans son livre publié en 2004 (La République, les religions, l'espérance, Cerf), la discrimination positive n'est plus fondée sur la religion mais sur l'origine : "Dans une République, les droits des citoyens ne sauraient varier en fonction de l'ancienneté de l'installation. En période de rattrapage, il peut y avoir des aménagements". Le 13 février 2006, sur RMC, le ministre de l'intérieur répond positivement à la question de savoir s'il convient de "faire apparaître l'origine ethnique des délinquants dans les statistiques de la police". Dans son livre publié en 2006 (Témoignage, XO Éditions), il regrette également que "nos statistiques ne connaissent que deux catégories de personnes : les françaises et les étrangères" et qu'il soit "interdit en France de calculer le nombre de Français d'origine maghrébine, d'origine turque, d'origine chinoise, le nombre de Français noirs". Dans le même ouvrage, Nicolas Sarkozy explique qu'il a voulu appliquer la discrimination positive en souhaitant "la nomination d'un préfet musulman, et, plus tard, de personnes issues de l'immigration ou originaires d'outre-mer pour les préfets à l'égalité des chances dont les postes ont été créés après la crise des banlieues à l'automne 2005". Dans Le Parisien du 20 octobre 2006, la discrimination positive n'est ainsi plus fondée ni sur la religion ni sur l'origine mais sur la couleur de la peau : "Les administrations sont obligées par la loi d'avoir 6% de leurs collaborateurs avec un handicap. Qu'est-ce que c'est, sinon un quota ? J'aimerais qu'on me dise pourquoi il serait normal de faire de la discrimination positive pour les femmes ou les handicapés, et pourquoi ce serait anormal pour les compatriotes de couleur".

1. 2. Parallèlement, le même Nicolas Sarkozy se contredit : "La tentation du communautarisme menace d’enfermer chacun dans ses origines, sa religion et sa couleur de peau" (Agen, 22 juin 2006) "Je refuse le communautarisme qui réduit l'homme à sa seule identité visible" (Paris, 14 janvier 2007)

2. Relations transatlantiques

sarkozy_bush2. 1. Dans le contexte de sa visite aux États-Unis (entretien dans Le Monde daté du 11 septembre 2006, discours du 12 septembre 2006 à Washington, entretien dans la revue Le Meilleur des Mondes), Nicolas Sarkozy a remis en cause la position de la France au Conseil de sécurité de l'ONU lors de la crise irakienne, en 2003. Le reproche de "la menace de l'utilisation de notre droit de veto" était déjà présente dans le livre publié en 2006 par "Sarkozy l'Américain" (l'expression est du spécialiste des relations internationales Dominique Moïsi).

2. 2. Dans le contexte de sa campagne électorale, le même Nicolas Sarkozy a rendu "hommage à Jacques Chirac, qui a fait honneur à la France quand il s’est opposé à la guerre en Irak, qui était une faute".

3. Institutions

3. 1. Lors de ses vœux à la presse du 12 janvier 2006 puis lors de la convention de l'UMP sur les institutions (5 avril 2006), Nicolas Sarkozy a souhaité une importante révision constitutionnelle afin que ce soit le président de la République, et non plus le premier ministre, qui détermine et conduise la politique de la Nation. Raillant ensuite, à l'occasion des forums de l'UMP, la conception gaulliste de la fonction présidentielle ("le président de la République n'est pas un arbitre au-dessus des partis, qui marche sur les eaux parce qu'il a été élu").

3. 2. Lors de son disours d'entrée en campagne, le même Nicolas Sarkozy tranche la question institutionnelle dans un sens opposé : "Notre démocratie n’a pas besoin d'une nouvelle révolution constitutionnelle. On change trop notre Constitution. Il faut arrêter de dire qu'elle est bonne et proposer tous les trimestres une nouvelle modification.*"

* allusion aux trois révisions constitutionnelles programmées par Jacques Chirac avant l'élection présidentielle

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24 janvier 2007

Les jeunes chiraco-villepinistes persistent et signent

Compte tenu du succés de la première réunion organisée le 14 janvier dernier au Pavillon Baltard et après les retombées médiatiques qui ont suivi, les Jeunes pour la Vème République remettent le couvert le dimanche 28 janvier 2007. Soyez nombreux à les rejoindre pour soutenir leur action et appeler à l'émergence d'une candidature alternative au sein de la droite républicaine pour l'élection présidentielle de 2007.

RJVR_28_01_2007

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19 janvier 2007

Les convictions de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle... de 1995

Exclusivité Marianne2007.info

Marianne_2007_info

Il y a douze ans, Nicolas Sarkozy parlait déjà de "La France d'après". Problème... il clamait haut et fort qu'elle ne serait pas différente de la France d'avant.

Sarko_1995___Source_INAC'était en 1995, le 30 janvier très exactement. L'émission "La France en direct" est, ce soir-là, entièrement consacrée à Nicolas Sarkozy, porte-parole du candidat Edouard Balladur et Ministre du Budget. Questionné par Jean-Marc Lech, co-Président de l'institut de sondages Ipsos, au sujet de la victoire de Forza Italia, celui qui promet aujourd'hui "la France d'après" y fait déjà allusion… Mais pas exactement dans les mêmes termes. "Ensemble tout devient possible", en 1995, Nicolas Sarkozy n'y croit pas. Marianne2007.info a retrouvé l'extrait de cette émission dans les archives de l'INA et vous propose un verbatim mémorable. L'extrait pertinent survient dans le dernier tiers de cet extrait disponible sur le site internet de l’INA, soit presque six minutes après le début de l'émission. Nicolas Sarkozy y déclare : "Je ne crois pas aux hommes providentiels. Je n'y crois pas. Je suis aux cotés d'Edouard Balladur, je l'aiderai de toutes mes forces, mais je n'ai pas aimé, dans la campagne de Forza Italia, cet élément qui consiste à dire « Italiens donnez-vous à moi », « il suffit de m'élire et tout ira bien », je n'y crois pas. Je crois que, jamais, les 58 millions de Français n'ont été aussi vigilants, aussi informés, aussi lucides, aussi conscients. Et on sait parfaitement bien que ce n'est pas vingt-neuf ministres autour d'un Premier ministre, que ce n'est pas un nouveau président de la République qui changera tout. Un mot, si vous permettez : rien ne ressemblera plus à la France d'après l'élection présidentielle, que la France d'avant. Et j'aimerais que nous apprenions à avoir la politique modeste. Qu'on arrête de dramatiser à ce point les enjeux".

Ainsi, en deux phrases, Nicolas Sarkozy, réussissait en 1995 à contredire son slogan de campagne de 2007 "Ensemble tout devient possible" ce n'est pas un nouveau président de la République qui changera tout ») et le slogan de l'UMP "Imaginons la France d'après" rien ne ressemblera plus à la France d'après l'élection présidentielle, que la France d'avant ») !

Anna Borrel - Marianne 2007.info - Vendredi 19 Janvier 2007

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13 janvier 2007

Hollande - Royal : la Saint-Valentin avant l'heure

La_Guerre_des_RosesIl y a de l’eau dans le gaz dans le couple Hollande – Royal. Alors que François Hollande avait dû monter au créneau, lors de la campagne interne au PS, pour rappeler le dogme socialiste à sa compagne qui prônait un "encadrement militaire" pour les jeunes délinquants, c’est Ségolène Royal qui renvoie, aujourd’hui, son cher François dans les cordes. Et c’est désormais sur le terrain de la fiscalité que le couple diabolique étale ses divergences.

Ainsi, jeudi dernier, le numéro un du PS avait relancé le débat en se prononçant pour des hausses d’impôts pour les contribuables touchant un salaire net mensuel supérieur à 4.000 euros. Le lendemain, à l’occasion des vœux qu’elle a prononcés dans sa région de Poitou-Charentes, la candidate à l’élection présidentielle lui a vertement répondu. "Il n’y aura pas de fiscalité nouvelle qui décourage le travail ou l’effort. Il faudra rééquilibrer la fiscalité, l’alléger sur le travail et peut-être la renforcer sur le capital si l’on veut résorber les déficits. Mais cela se fera sans augmentation des prélèvements obligatoires" a déclaré Ségolène Royal. Elle a d’ailleurs rappelé qu’elle avait mandaté Dominique Strauss-Kahn, son rival malheureux dans la course à l’investiture du parti, pour apporter une contribution à son projet présidentiel sur ce domaine. Elle a toutefois tenté de calmer le jeu : "Tout le monde a la légitimité de s’exprimer. Tous les responsables politiques ont la légitimité pour faire des propositions, donner leur point de vue". Plus précisément interrogée sur le rôle du patron du PS, elle a expliqué : "Il est premier secrétaire du PS il a tout son rôle mais je veux rassembler les compétences au sein du PS et au-delà. J’ai déjà rassemblé à l’extérieur du PS d’autres forces de gauche".

Au delà des "chicaneries" qui éclatent au grand jour entre la candidate et le patron du PS, certains observateurs politiques se demandent déjà si François Hollande n’est pas en train de préparer le coup d’après. Ainsi, tablant sur une défaite de sa compagne à l’élection présidentielle, il souhaiterait, en suivant, une victoire du Parti Socialiste aux législatives de juin 2007… pour pouvoir devenir le Premier Ministre d’une nouvelle cohabitation. C’est quand même beau l’intérêt général vu de la rue de Solférino…

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11 janvier 2007

Le soutien d'Alain Juppé à la loupe

Jupp__30_01_04Sur son blog-notes, Alain Juppé a publié, le 9 janvier, une contribution dont le titre, "Pourquoi je soutiens Nicolas Sarkozy", nous laisse sur notre faim. Bien entendu, la position de l’ancien Premier Ministre de Jacques Chirac est tout à fait respectable mais, malgré toute l’admiration que nous vouons à Alain Juppé, certains passages de son message nous semblent loin d’être convaincants lorsqu’on les compare avec les propos ou les actes du Président de l’UMP. Aussi, c’est avec beaucoup de déférence que nous relevons quelques incohérences dans ce message de soutien auquel nous nous permettons, en toute amitié, d’ajouter nos propres observations.

(…) J’ai envie d’exprimer moi-même, et d’entendre de la part des candidats, un certain nombre d’idées auxquelles je crois. Et d’abord l’amour de la France. De ce qu’elle est, de ce qu’elle doit demeurer. Je crois à la vertu de fidélité, y compris chez les peuples (côté fidélité, il est vrai que Nicolas Sarkozy a fait ses preuves. Alain Juppé a t-il oublié la campagne présidentielle de 1995 ? Sans parler des incessantes critiques distillées par Nicolas Sarkozy depuis 2002 et visant à la fois le Président de la République et le Gouvernement… auquel il appartient pourtant ?)

Je crois en une France fidèle à elle-même. Fidèle à son histoire, à sa culture, à sa langue, à ses valeurs (…) (la discrimination positive fait elle-partie des valeurs qu’évoque Alain Juppé ?…).

Fidélité de la France encore à sa vocation européenne et internationale : faire entendre une voix libre, qui parle de paix, de coopération, de développement, de justice, de gouvernance mondiale plutôt que de confrontation ou de coercition. (…) (bel hommage à la politique étrangère de la France telle que l’a conduite le Président Chirac depuis son élection et dont le point d’orgue fut certainement l’intervention du Ministre des Affaires Etrangères - … un certain Dominique de Villepin - à l’ONU, le 14 février 2003, défendant, avec courage et conviction, la position française contre l’intervention militaire américaine en Irak).

Voilà quelques-uns des sujets dont j’aimerai voir débattre les candidats à la prochaine élection présidentielle.

Dans ma famille politique, Nicolas Sarkozy s’est déjà exprimé sur certains d’entres eux. J’ai partagé plusieurs de ses analyses ou de ses projets (…) Il lui appartient maintenant de préciser son projet présidentiel, par exemple : sur le fonctionnement de nos institutions (on sait déjà que le futur candidat soutenu par l’UMP souhaite dénaturer la philosophie du régime institutionnel voulu par le Général de Gaulle), sur le nécessaire effort de défense de la France (on se souvient de la confrontation entre Michèle Alliot-Marie, Ministre de la Défense, et Nicolas Sarkozy lorsqu’il était Ministre de l’Economie et des Finances, sur les arbitrages budgétaires en faveur des armées… et qui avait valu une mise au point cinglante de la part du Président de la République lors d’une de ses traditionnelles interventions du 14 juillet : "je décide, il exécute") ou sur la spécificité de sa politique étrangère (que Nicolas Sarkozy s’est permis de qualifier "d’attitude arrogante" lors d’un voyage aux Etats-Unis).

Le choix d’un candidat, c’est le choix d’un projet. C’est aussi le choix d’une personne. Je connais bien Nicolas Sarkozy, depuis longtemps. Je connais ses forces et ses faiblesses, comme il connaît les miennes. J’apprécie sa capacité d’agir. Il en a fait la démonstration depuis 2002. C’est un atout majeur pour conduire une grande Nation dans un monde turbulent. Il y faut aussi la capacité de rassembler (recueillir le plébiscite de 300.000 militants n’est certainement pas une preuve de la capacité à rassembler les français dans leur diversité et jeter à la vindicte populaire certaines catégories – les juges, les "patrons voyous", les jeunes, les fonctionnaires – ne correspond pas à l’esprit de responsabilité qui doit prévaloir lorsqu’on veut accéder aux fonctions suprêmes), qui implique le refus de toute forme d’intégrisme (à entendre les commentaires des porte-flingues du Ministre de l’Intérieur, on se demande si ça ne ressemble pas, parfois, à de l’intégrisme), le sens de l’écoute et le respect du point de vue d’autrui (Michèle Alliot-Marie a pu apprécier cette capacité à accepter les divergences de vues lorsqu’elle s’est faite huer par les cadres de l’UMP lors d’un bureau politique ou par les militants sarkozystes au cours d’un forum régional). Nicolas Sarkozy veut et peut rassembler (comme quoi, vouloir n’est pas toujours pouvoir...).

Le temps du débat interne à notre famille politique est maintenant clos (mais ce débat avait-il déjà été ouvert ?). Comme je l’ai affirmé à plusieurs reprises, ces dernières semaines, seul Jacques Chirac, du fait de sa fonction, ne saurait être tenu par des procédures de parti. S’il choisissait d’être candidat, une situation nouvelle serait alors créée, qu’il appartiendrait à chacun d’analyser (Ouf ! Tout n’est donc pas plié. Il existerait donc une vie politique hors de l’UMP. C’est rassurant). 

Pour l’heure, l’UMP va se prononcer. Pour ma part, et pour les raisons que je viens de dire, j’ai décidé d’apporter mon soutien à Nicolas Sarkozy.

Alain Juppé – Blog Notes du 9 janvier 2007 

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09 janvier 2007

Dominique de Villepin inscrit son action dans la durée

DDV_MAMA l’occasion des vœux aux Armées, en compagnie de Michèle Alliot-Marie, le Premier Ministre s'est projeté dans l'avenir pour prôner "une politique de l'emploi active" sans "pause, ni retour en arrière" au cours des dix prochaines années et un objectif de 6% pour le taux de chômage. Il faut bien avouer que les résultats engrangés par le Gouvernement au cours des deux dernières années sont de nature à démontrer la capacité du Premier Ministre à gagner la "bataille de l’emploi" qu’il a engagée avec le volontarisme qu’on lui connaît et qu’il mène avec constance et bravoure (Ségolène aurait certainement dit "bravitude"…).

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08 janvier 2007

Une alternative pour votre dimanche après-midi

Alors que le 14 janvier prochain, Nicolas Sarkozy sera désigné comme l'heureux gagant de l'Euro-Millions organisé par l'UMP puisqu'il obtiendra le soutien logistique et financier de l'UMP, les Jeunes pour la Vème République ont décidé d'organiser, le même jour à partir de 15 heures, un rassemblement pour réaffirmer leur soutien au Président de la République et au Premier Ministre, Dominique de Villepin. Alors, si vous vous ennuyez Porte de Versailles, n'hésitez pas à faire un saut au Pavillon Baltard.

RJVR

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07 janvier 2007

Dominique de Villepin : loyal jusqu'au bout

Villepin_Dimanche_PlusAprès Jean-Louis Debré, c’est Dominique de Villepin qui a annoncé, ce dimanche, sur Canal Plus, qu’il ne participerait pas au vote interne à l’UMP pour le congrès du 14 janvier prochain. "Je serai présent pour le déjeuner" au congrès UMP, car "c’est un moment de rassemblement pour notre famille politique", a déclaré le Premier Ministre. "Donc je serai présent mais je ne participerai pas au vote car il ne vous a pas échappé que le Président de la République ne s’étant pas prononcé, comme Chef du Gouvernement, je ne suis pas en mesure de participer à ce vote", a-t-il dit. Cette position, comme celle du Président de l’Assemblée Nationale, est à saluer puisqu’elle s’inscrit dans un profond respect de nos institutions et plus particulièrement de la fonction présidentielle que certains n’ont eu de cesse, à travers d’incessantes attaques, de piétiner depuis 2002. Elle démontre aussi l’esprit de loyauté qui habite le Premier Ministre à l’endroit du Président de la République. Et tant pis pour la rupture…

Dominique de Villepin, sur un ton offensif, a aussi profité de cette interview pour conseiller au Président de l'UMP de créer "une dynamique des volontés" derrière lui, comme Jacques Chirac avait su le faire en 1995 en réunissant Alain Juppé, Jean-Louis Debré, Philippe Séguin et Alain Madelin. "Si on veut aligner une famille politique derrière un candidat sous forme de petits pois ou comme des sardines dans une boîte, vous ne gagnez pas comme cela", a averti le Premier Ministre. "Aujourd'hui, c'est vrai que j'estime qu'il y a encore un élan à donner", a poursuivi le Premier ministre, regrettant que des personnalités comme Jean-Louis Borloo ou Michèle Alliot-Marie ne soient pas associées à la campagne de Nicolas Sarkozy.

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04 janvier 2007

L'opposition aboie, le Gouvernement agit...

Hollande_mission_impossibleAlors que, sous l’impulsion du Président de la République, le Gouvernement de Dominique de Villepin continue à s’inscrire dans l’action en prenant à bras le corps le dossier du logement pour les plus démunis, on entend les ténors de la gauche bien pensante vociférer (mais savent-ils faire autre chose ?) et critiquer le choix du calendrier législatif. Le premier Secrétaire du PS en tête. Pourtant, c’est dans un article intitulé "Le programme PS, plutôt vide sur le logement" que le quotidien Libération (que l’on peut difficilement soupçonner de villepinisme forcené) donne le coup de pied de l’âne à une opposition définitivement décrédibilisée. Voyez plutôt : "La gauche a-t-elle vraiment pris la mesure de la crise du logement ? On est tenté de répondre non si l'on se fie au projet du PS, intitulé «Réussir ensemble le changement». Dans ce document rédigé pour la présidentielle, la question de l'habitat est expédiée en une trentaine de lignes dans un sous-chapitre consacré à la solidarité. Ce propos a beau être très synthétique, il abrite quand même une petite perle. Ainsi le projet socialiste prévoit-il de demander «dès le début de la législature, au Conseil économique et social, un rapport sur la mise en oeuvre du droit opposable au logement». Bonne idée ! qui oublie que le CES a déjà rédigé un rapport sur ce sujet en 2004 et qu'il avait invité, dès cette époque, le législateur à s'emparer de cette question urgente! Depuis sont même venus s'ajouter deux autres rapports du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées et une plateforme sur l'opposabilité élaborée, elle, par les grandes associations de lutte contre les exclusions (ATD Quart Monde, Secours catholique, Fondation Abbé Pierre...)".

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03 janvier 2007

Suivez mon regard...

ChiracA l’occasion de la cérémonie des vœux du Gouvernement, Jacques Chirac a appelé les ministres à ne pas délaisser leur action gouvernementale au profit de la campagne électorale. Une mise en garde implicite au Ministre de l'Intérieur. Il a demandé à nouveau au gouvernement une "mobilisation totale" pour la sécurité, contre le chômage et "pour aider les plus démunis", les incitant à avancer rapidement pour améliorer le droit au logement. Par ailleurs, le Président de la République a implicitement mis en garde Nicolas Sarkozy, qui a fait de la "rupture" son argument de campagne, en dénonçant "la tentation de la table-rase" et en plaidant pour "le respect du travail accompli". "Vous aurez certainement à coeur de prendre part au débat national qui s'annonce. Il est légitime que vous puissiez le faire, et nos concitoyens seront attentifs à l'expression de votre engagement et de vos convictions", a dit le Chef de l’Etat lors du premier Conseil des Ministres de l'année. "Mais il vous faudra le faire dans le cadre d'un principe clair: cet engagement dans le débat électoral ne saurait en aucun cas s'exercer au détriment de votre mission gouvernementale", a-t-il ajouté.

Voeux_gouvernementLe premier ministre Dominique de Villepin a enfoncé le clou en soulignant le "devoir d'action" et de "vérité" qui incombe au Gouvernement. Jacques Chirac a aussi prévenu qu'il comptait, "en liberté et en responsabilité", s'exprimer avant les élections pour "fixer les enjeux et éclairer le choix des Français", comme il l'avait fait dans ses vœux le 31 décembre dernier.

Posté par No Rupture à 23:08 - Président de la République - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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