07 janvier 2007
Dominique de Villepin : loyal jusqu'au bout
Après Jean-Louis Debré, c’est Dominique de Villepin qui a annoncé, ce dimanche, sur Canal Plus, qu’il ne participerait pas au vote interne à l’UMP pour le congrès du 14 janvier prochain. "Je serai présent pour le déjeuner" au congrès UMP, car "c’est un moment de rassemblement pour notre famille politique", a déclaré le Premier Ministre. "Donc je serai présent mais je ne participerai pas au vote car il ne vous a pas échappé que le Président de la République ne s’étant pas prononcé, comme Chef du Gouvernement, je ne suis pas en mesure de participer à ce vote", a-t-il dit. Cette position, comme celle du Président de l’Assemblée Nationale, est à saluer puisqu’elle s’inscrit dans un profond respect de nos institutions et plus particulièrement de la fonction présidentielle que certains n’ont eu de cesse, à travers d’incessantes attaques, de piétiner depuis 2002. Elle démontre aussi l’esprit de loyauté qui habite le Premier Ministre à l’endroit du Président de la République. Et tant pis pour la rupture…
Dominique de Villepin, sur un ton offensif, a aussi profité de cette interview pour conseiller au Président de l'UMP de créer "une dynamique des volontés" derrière lui, comme Jacques Chirac avait su le faire en 1995 en réunissant Alain Juppé, Jean-Louis Debré, Philippe Séguin et Alain Madelin. "Si on veut aligner une famille politique derrière un candidat sous forme de petits pois ou comme des sardines dans une boîte, vous ne gagnez pas comme cela", a averti le Premier Ministre. "Aujourd'hui, c'est vrai que j'estime qu'il y a encore un élan à donner", a poursuivi le Premier ministre, regrettant que des personnalités comme Jean-Louis Borloo ou Michèle Alliot-Marie ne soient pas associées à la campagne de Nicolas Sarkozy.