No rupture

Le blog qui milite pour une véritable majorité présidentielle autour de Jacques Chirac et du Gouvernement de Dominique de Villepin.

31 décembre 2006

En attendant les voeux présidentiels

Palais_ElyseeA quelques heures de la traditionnelle intervention du Président de la République qui prononcera, ce soir, ses vœux aux Français, et ce, pour la dernière fois de son mandat actuel (ne présageons pas de l’avenir…), nous souhaitions revenir sur l’actualité politique des dernières semaines… et de celles à venir. Concernant la désignation du candidat officiel de l’UMP programmée pour le 14 janvier prochain, il est bien évident (depuis longtemps…) qu’aucun suspens n’entoure aujourd’hui cette parodie de démocratie interne. L’analyse faite par Michèle Alliot-Marie est juste et pleine de bon sens : l’UMP et les nouvelles adhésions qui ont été enregistrées au cours des derniers mois ont transformé le parti en une machine de guerre à la botte d’un seul et unique homme : Nicolas Sarkozy. Il faut en prendre acte et il est donc inutile de se compromettre dans une confrontation interne cousue de fils blancs qui, comme l’a rappelé MAM, n’a pour seul but d’obtenir le soutien logistique et financier du parti. Les Sarkozystes ne s’y sont d’ailleurs pas trompés en appelant de leurs vœux une candidature interne du Ministre de la Défense. Compte tenu du résultat écrit d’avance dans une telle configuration, Michèle Alliot-Marie aurait servie de caution morale au principe de démocratie interne en offrant une candidature concurrente à celle du Président de l’UMP. En outre, nous en revenons (enfin !…) à une vision gaullienne que nous avons déjà rappelée plusieurs fois sur ce blog sans avoir besoin de la développer à nouveau. Un seul regret : mais qu’est allée faire Michèle Alliot-Marie dans les forums régionaux organisés par l’UMP ? Elle aurait dû, dès l’origine, inscrire sa démarche en dehors du parti afin de donner plus de crédit à sa démarche.

Restent trois questions fondamentales dont les réponses auront un incidence essentielle sur la suite des évènements.

  • Dans l’ordre chronologique des réponses attendues, c’est la décision de Michèle Alliot-Marie qui doit se prononcer avant le 14 janvier 2007, quant à la confirmation de sa candidature à l’élection présidentielle ou l’abandon de son ambition élyséenne. C’est bien sûr une décision lourde dont on peut penser, si elle devait se concrétiser, qu’elle serait annoncée avec l’aval officieux du Président de la République.

  • La seconde question, qui est d’ailleurs celle qui conditionne tout le jeu politique du début de la campagne officielle, repose sur la décision que prendra le Chef de l’Etat concernant une nouvelle candidature à la Présidence de la République. Bien sûr, certains vont déjà dégainé l’argument de "l’âge du capitaine" en oubliant que François Mitterrand avait 72 ans en 1988, lorsqu’il s’est représenté devant les français… pour un bail de 7 ans supplémentaires. Aussi, même si cette hypothèse n’est pas aujourd’hui celle qui est privilégiée par les observateurs politiques, personne ne peut dire quelle sera la situation du pays dans trois mois et quel rôle pourra être amené à jouer Jacques Chirac à ce moment là.

  • Enfin, la dernière question, qui ne pourra être solutionnée qu’après l’annonce de la décision du Chef de l’Etat, c’est la position de Dominique de Villepin face à sa propre candidature qui s’inscrirait, logiquement (et légitimement… ), dans la continuité de l’action menée depuis juin 2005 à la tête du Gouvernement. S’il advenait que Michèle Alliot-Marie annonce son renoncement au cours de la première quinzaine de janvier 2007 et que Jacques Chirac ne brigue pas un troisième mandat, Dominique de Villepin apparaîtrait, alors, comme le seul recours de tous ceux qui appellent de leurs vœux une candidature plus en phase avec les valeurs de loyauté et de responsabilité qui nous ont si souvent réuni dans l’action militante.

A n’en pas douter, cet appel à d’autres candidatures que celle déjà annoncée de Nicolas Sarkozy va encore engendrer le courroux des militants sarkozystes qui ne peuvent supporter, qu’en dehors de leur champion, une autre personnalité issue de notre famille politique ait une quelconque légitimité pour se présenter devant le peuple. Après les nombreux ralliements enregistrés par Nicolas Sarkozy au cours des dernières semaines, ce billet sera, encore une fois, stigmatisé comme un appel à la division et, par conséquent, comme une menace pour les chances de victoire en 2007. Pourtant, nous sommes nombreux à continuer à penser, à droite, que Nicolas Sarkozy n’offre pas les qualités de rassemblement qui lui permettraient de battre la candidate socialiste lors du second tour de scrutin. Et le résultat du scrutin n’est pas entre les seules mains des militants, il appartient au peuple français tout entier.

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25 décembre 2006

Ségo m'a dit...

Logo_Sego_m_a_ditEncore une petite promo pour un site que nous aurions pu classer dans la rubrique "humoristique" s'il ne s'agissait de la retranscription des propos, souvent incohérents et parfois contradictoires, tenus par celle qui brigue la Présidence de la République sous la bannière du Parti Socialiste. Vous l'aurez compris, il s'agit d'une compilation des meilleurs extraits des discours ou interviews de Ségolène Royal que vous pouvez désormais retouver sur le site "Ségo m'a dit..."  Risible... mais inquiétant aussi. Ci-dessous, la preuve par l'exemple.

Sego_a_dit

S_go_a_dit_2

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24 décembre 2006

A consommer sans modération

Blog_du_ChiL'humour peut aussi être un vecteur efficace pour faire passer des messages politiques. La preuve ? Le Blog du Chi sur lequel sont publiés, quotidiennement, des billets imaginaires sensés être écrits par Jacques Chirac. Surprenant, penseront certains, qu'un blog qui s'inscrit dans la fidélité et le soutien à l'action du Président de la République fasse, aujourd'hui, la promotion d'un site dont le seul nom évoque un traitement satirique du Chef de l'Etat. Pourtant, au delà du l'intitulé du site, le contenu des billets qui y sont publiés sonne comme une analyse humoristique, mais pertinente, des comportements des candidats à la succesion de Jacques Chirac. C'est franchement drôle et les photos-montages qui alimentent les billets quotidiens sont à mourir de rire. En tout cas, nous on adore... et on vous recommande chaudement une petite visite sur Le Blog du Chi.

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23 décembre 2006

Une semaine... abracadabrantesque

StopAlors que Dominique de Villepin, dans le respect de la feuille de route dressée par le Président de la République lors de l’interview du 14 juillet dernier, continue de s’inscrire dans l’action pour mettre en œuvre les réformes nécessaires au pays (conférence des revenus, refonte du dialogue social, aide au logement, emplois familiaux, fiscalité écologique, réforme de la justice…), les lieutenants de Nicolas Sarkozy font part de leurs états d’âme et ne demandent rien d’autre que l’arrêt de ce qu’ils nomment "l’activisme gouvernemental". Surprenant de la part de ceux qui soutiennent la candidature du champion de la "rupture" ou qui nous annoncent qu’avec Sarkozy à l’Elysée, la France en aura fini avec 25 ans d’immobilisme. Alors que certaines mesures avancées par le gouvernement correspondent aux préconisations du candidat quasi-officiel de l’UMP, ce dernier voudrait utiliser le système du Copyright pour que, lui seul, puisse mettre en œuvre la partition qu’il a contribué à écrire. Ainsi, l’intérêt individuel du candidat devrait-il l’emporter sur l’intérêt national ? Si c’est ça "faire de la politique autrement" alors non merci ! La responsabilité de la majorité présidentielle ne peut se heurter à la stratégie électorale d’un candidat, fut-il issu de son propre camp.

Raffarin_SarkozyCette semaine aura aussi été marquée par l’accélération des ralliements autour de la candidature du Président de l’UMP. Cette situation n’est pas sans rappeler la course au "plus balladurien que moi, tu meurs" que nous avions déjà connue en 1994… à la veille du scrutin présidentiel qui avait vu l’accession à l’Elysée de… Jacques Chirac. Mais cette dernière stratégie se frotte déjà aux arrières pensées des uns et des autres au sein du camp, désormais pléthorique, des affidés sarkozystes. Ainsi, derrière l’initiative prise par Jean-Pierre Raffarin (pour lequel nous conservons l’estime qui lui est due eu égard à l’action réformiste qu’il a menée), certains discernent déjà des ambitions personnelles orientées vers la direction de "l’UMP d’après" ou vers la présidence du Sénat. Hervé de Charrette (qui ne peut pourtant pas être soupçonné de villepinisme forcené) n’a d’ailleurs pas hésité à s’en émouvoir en dénonçant des ambitions individuelles au détriment de l’esprit d’équipe. Cette nouvelle vague de ralliement n’est donc que le début d’une course aux maroquins, qu’il s’agisse des postes ministériels de l’après présidentielle, des perchoirs des chambres parlementaires ou des postes stratégiques dans l’organigramme du parti. Alors même que l'élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République est loin d'être acquise, les couteaux sont déjà sortis…

Audition_VillepinEnfin, que dire de cette sordide affaire "Clearstream". Si l’on peut comprendre le désir de vérité clamé par tous ceux dont les noms ont été insérés dans des listings honteusement truqués, on peut aussi déplorer que le nom d’un homme ait été jeté en pâture à des fins bassement politiciennes avec pour seul mot d’ordre "il faut flinguer le soldat Villepin". Le cynisme déployé par les Fillon, Devedjian, Jégo, Morano et autres francs-tireurs du candidat Sarkozy, qui n’ont cessé de laisser planer la suspicion sur une manœuvre qui aurait, selon eux, pu être diligentée par celui qui occupait alors la fonction de Ministre des Affaires Etrangères, sonne aujourd’hui comme une manipulation grossière et affligeante. Pendant plusieurs semaines, et sans l’ombre d’une preuve, ils ont dénoncé les coups bas qui étaient sensés viser leur poulain (alors que de nombreux autres noms d’hommes politiques faisaient aussi partie du fameux listing truqué). Après l’audition du Premier Ministre en qualité de simple témoin, il s’avère que l’affaire fait "pschitt". Mais la tactique de déstabilisation organisée par le camp sarkozyste aura fait son œuvre et, sauf à croire encore au Père Noël, il serait bien illusoire d’attendre une quelconque forme de repentance de la part de ceux qui se sont livrés à une si basse manœuvre.

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18 décembre 2006

Institutions : une vision gaulliste

michele_alliot_marie« C’est le Président [de la République] qui va dire : Non, la France ne participera pas à une guerre dont elle ne veut pas ! - n’en déplaise à Monsieur Bush - La France est autonome, indépendante et elle a la liberté de dire ce qu’elle veut. N’oublions jamais cela : le Président, c’est celui qui garantit que jamais nous n’aurons à demander l’autorisation de tel ou tel pour agir en fonction de nos principes et de nos valeurs. Que nous ne dépendrons jamais de tel ou tel pour notre survie ou pour notre politique. Voila ce que ça doit être le Président de la République ! »

Michèle Alliot-Marie - 15 décembre 2006

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15 décembre 2006

Erreurs de casting en série

Doc_gynecoEn voulant attirer à lui des vedettes du show-biz venues d'horizons différents, Nicolas Sarkozy avait certainement voulu compléter un plan de communication déjà bien échafaudé. Malheureusement, et malgré le nombre pléthorique de conseillers qui gravitent autour du Président de l'UMP, il semblerait que son Directeur de casting se soit un peu vautré dans ses derniers choix. Nous passerons rapidement sur Doc Gynéco dont la presse a rappelé les paroles de certaines chanson qui invitaient à la violence contre les forces de l'ordre. Dans ces conditions, l'alliance du rappeur et du premier flic de France fait plutôt désordre et certains syndicats de policiers n'ont pas hésité à s'en émouvoir.

SevranEnsuite, c'est la présence de Pascal Sevran au meeting de Périgueux qui avait retenu l'attention des militants venus applaudir leur leader. Mais les récentes déclarations du "découvreur de talents" ont fait tâche sur le tableau. En préconisant la stérilisation de la moitié de la planète, Monsieur Sevran s'est totalement discrédité et a affiché un visage bien peu reluisant. Même si, depuis, il a présenté ses excuses, on sait que ce n'est que sur injonction de la Direction de France 2 qui le menaçait de retirer son émission de l'antenne s'il persistait dans ses déclarations fascisantes.

HallydayEt puis, il y a notre Johnny national dont on savait que la principale préoccupation de ces derniers mois était de mettre en oeuvre son évasion fiscale. En annonçant qu'il avait décidé de s'installer en Suisse parce qu'il en avait "marre de payer des impôts", Johnny a "allumé le feu"... pour de bon cette fois-ci. Ce manque de patriotisme ne va pas de pair avec le soutien qu'il apporte à la candidature du Président de l'UMP. Mais ce qui est encore plus surprenant, c'est que contrairement à la déclaration de Jacques Chirac qui, même s'il apprécie l'artiste, "regrette le comportement du citoyen", Nicolas Sarkozy a préféré défendre son nouveau fan. Il s'agit d'une prise de position particulièrement maladroite pour un homme qui n'a que la France à la bouche dans ses discours de campagne. Sur le plan de l'exemplarité, on aurait pu espérer mieux.

Posté par UMP 24 Excideuil à 23:55 - Présidentielle 2007 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 décembre 2006

Dominique de Villepin : le dernier recours si...

ddv___jcPour avoir oublié le principe gaulliste élémentaire qui veut que l’élection présidentielle s’articule autour de la rencontre d’un homme (ou d’une femme…) et des citoyens, Michèle Alliot-Marie est tombée, non sans une certaine naïveté, dans le piège tendu par la Direction de l’UMP. Si un débat interne devait être organisé au sein du parti majoritaire, il ne devait porter que sur le contenu du programme législatif et non sur la désignation du candidat. Or, que constate t-on ? D’une part que le projet législatif de l’UMP est déjà plié puisque soumis au vote des militants et adopté par eux à plus de 97 %. D’autre part, que les mises en scène organisées par les amis du Ministre de l’intérieur (et ce, quels que soient les noms dont on les affuble : débats, forums, etc,…) n’ont que pour seul objectif de mettre Nicolas Sarkozy sur un piédestal. Il s’agit là d’une simple campagne de communication. Non seulement toute candidature alternative interne est vouée à l’échec face au Ministre de l’Intérieur mais en plus, la participation à cette mascarade ne peut que servir les intérêts du Président de l’UMP. D’abord, parce que pour crédibiliser l’idée que la démocratie interne est en marche au sein de l’UMP, Nicolas Sarkozy doit impérativement avoir, face à lui, un challenger, ne serait-ce que pour mieux l’écraser. Et personne ne doute que dans un parti dont toute la communication est toute entière orientée vers la promotion de son Président (au détriment de toute information sur les résultats du Gouvernement de Dominique de Villepin, d’ailleurs), tous ceux qui iront porter le fer contre le chouchou des militants se transformeront, de fait, en faire valoir de Nicolas Sarkozy. Ensuite, parce qu’en participant à une consultation ouverte aux seuls militants de l’UMP, les éventuels candidats réduisent d’autant la capacité de rassemblement qui sera indispensable au second tour de l’élection présidentielle. Et puis, il ne faut pas l’oublier, Jacques Chirac n’aura certainement pas encore annoncé ses intentions lorsque les militants désigneront, le 14 janvier 2007, leur légataire universel (le vote des militants permettant au candidat qui sera soutenu par l’UMP, de bénéficier du trésor de guerre du parti afin de financer sa campagne). La légitimité de celui qui sortira vainqueur de la consultation interne sera donc largement amputée tant que le Chef de l’Etat n’aura pas dit son dernier mot. MAM n’a plus que deux choix. Soit être candidate à l’intérieur du parti pour essayer de récolter, dans le meilleur des cas, autour de 20 % des suffrages, et peser ainsi, sur sa propre carrière politique dans "la France d’après"). Soit jeter l’éponge rapidement au risque de devenir la "Jack Lang" de la droite républicaine. C’est pourquoi nous réaffirmons ici que la sélection du candidat à la présidentielle, opérée par les seuls militants d’un parti politique (et il en va de même pour la démarche mise en œuvre par le Parti Socialiste) est un processus totalement anti-démocratique. Le peuple n’a pas donné mandat aux militants de l’UMP ou à ceux du Parti Socialiste pour opérer une pré-sélection qui n’aurait pour seule finalité que de réduire l’éventail des choix de société qui s’offrent à eux.

2VillepinComme l’avait fait François Mitterrand en 1988, c’est le Président de la République qui donnera le coup d’envoi de la campagne présidentielle lorsqu’il annoncera officiellement au pays s’il est, ou non, candidat à sa propre succession. Et s’il advenait que le Président Chirac décide de ne pas se représenter, un seul homme restera en capacité d’offrir une alternative à la "rupture tranquille" promue à tort et à travers par le Président de l’UMP : c’est Dominique de Villepin. Mais, le moment venu, sautera t-il le pas ?

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11 décembre 2006

Lang - Royal : l'union sacrée...

Jack_et_SegoAlors qu’il était encore candidat à la candidature, Jack Lang avait souhaité publier un livre dont le titre était déjà tout un programme : "Tout ce que vous avez voulu savoir sur moi" (quelle humilité, ce Jack…). Or, depuis son ralliement opportuniste à la Madone des sondages, notre Ministre de la Culture Honoraire, a opposé son veto à la publication de l’ouvrage. A lire les confidences de l’éditeur pressenti, Bernard Pascuito, qui n’apprécie guère ce revirement de circonstance, on comprend aisément pourquoi celui qui occupe désormais le poste de "Conseiller spécial" dans le staff de campagne de Ségolène Royal s’oppose, aujourd’hui, à la publication de ce brûlot. Ainsi, sur le tandem Hollande – Royal, Jack Lang affirmait "ce couple a privatisé le parti à son profit. C’est un déni de démocratie". Sur l’expérience de Ségolène : "Elle n’en a aucune, ni à l’international, ni dans un grand ministère". Sur sa méthode : "On ne peut pas jouer uniquement de son charme, ne rien dire, et espérer devenir présidente". Pour ceux qui en doutait encore, Jack Lang est vraiment un homme de convictions…

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07 décembre 2006

La blague de la semaine

RigoladeFrank Tapiro, conseiller en communication de Nicolas Sarkozy : "On a besoin de thatchériser la France. Il y a une dimension sacrificielle chez Nicolas Sarkozy". Ben voyons, parions que l’esprit de sacrifice de Nicolas Sarkozy n’aura échappé à personne…

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06 décembre 2006

Quand Sarkozy dégaine, De Robien riposte

De_RobienRécemment, devant un parterre de nouveaux militants fraîchement convertis aux bienfaits du sarkozysme ambiant, le Président de l’UMP avait annoncé qu’il allait nous faire découvrir "la magie du rassemblement". Or, il s’avère que quelques jours plus tard, lors de son discours sur le thème de l’éducation, prononcé à Angers le 1er décembre 2006, Nicolas Sarkozy n’a pas hésité à stigmatisé le travail effectué par Gilles de Robien, son collègue en charge de l’Education Nationale. On se souvient déjà de la capacité du Ministre de l’Intérieur à faire preuve d’une solidarité gouvernementale à toute épreuve : de la crise qui secoua la SNCM en passant par le projet du CPE, c’est toujours à un double jeu cynique que s’est livré Nicolas Sarkozy. S’agissant de l’Education Nationale, le candidat désormais déclaré à l’élection présidentielle, n’a pas hésité à lancer les anathèmes les plus folles contre la politique menée par Gilles de Robien. Mais jugez plutôt : "Je veux m’adresser ce soir aux hussards noirs de la République. Ils existent encore, et plus nombreux qu’on ne croit : enseignants des quartiers difficiles, enseignants des zones d’éducation prioritaire, ils résistent à la facilité et à la démagogie des instructions de l’Education nationale Aux expériences pédagogiques hasardeuses sur le dos des enfants, aux circulaires administratives aussi détaillées qu’éphémères, au nivellement par le bas des exigences, je vous propose que nous substituions la liberté pédagogique des enseignants… Mais laissons à chaque maître le choix de sa méthode. C’est parce qu’on a cru pouvoir remplacer, par des circulaires administratives, l’expérience de toute une vie d’institutrice qu’on a mis des milliers d’enfants sur la voie d’une lecture hésitante…". C’était donc ça la "magie du rassemblement" ! Une fois encore, Nicolas Sarkozy montre qu’il ne possède aucun talent de rassembleur. Mais est-ce vraiment un scoop ? Toujours est-il que Gilles de Robien ne s’est pas laissé intimider par les rodomontades de son collègue du Gouvernement. "En entendant certaines déclarations, je me demande si certains candidats ont suivi l'actualité, s'ils s'informent de cette réalité", a dit le Ministre de l'Education Nationale lors d'une conférence de presse convoquée pour cette mise au point. "L'éducation est un sujet trop sérieux (...) pour tolérer le simplisme, l'à-peu-près, quelques contre-vérités ou des trous de mémoire", a ajouté le Ministre, qui a proposé un rattrapage et un "soutien individualisé" aux "candidats déclarés". Il ne les a pas nommés mais les a cités assez abondamment, en particulier le Ministre de l'Intérieur et Président de l'UMP, pour qu'il soit aisé de les reconnaître. Ces candidats ont souhaité que les élèves reçoivent les "bases fondamentales". "C'est peut-être ce que j'aurais dit il y a deux ans. Mais (...) le socle commun des connaissances est entré en vigueur depuis septembre 2006", a-t-il ainsi déclaré. "Un candidat veut rompre avec le règne de 'l'idéologie folle' à l'école et dans les IUFM", a-t-il poursuivi en faisant allusion à Nicolas Sarkozy. Or, pour le Ministre, "c'est ce qui sera fait dès le mois de février 2007 (...) en restaurant une approche tout à fait réaliste et pragmatique centrée sur les savoirs fondamentaux". Le même candidat fait "l'apologie de la liberté pédagogique en faisant mine d'oublier la loi" d'orientation pour l'école, dont l'article 48 évoque justement cette liberté pédagogique, a poursuivi Gilles de Robien. Le Ministre a également mis implicitement en cause le Ministre de l'Intérieur à propos des zones d'éducation prioritaire, dont Nicolas Sarkozy a contesté l'efficacité. "Un plan de relance a été décidé, qui permet justement d'y affecter des enseignants expérimentés", a rappelé le Ministre.

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