12 novembre 2006
L'arroseur arrosé
La diffusion, sur internet, d’un film vidéo montrant Ségolène Royal faisant part, à des militants PS d’Angers, de ses projets en matière d’éducation nationale a mis le feu à la maison socialiste. Rappelons qu’elle y expose une proposition qu'elle juge "révolutionnaire" : exiger des professeurs une présence de 35 heures dans les collèges pour dispenser à la fois leurs cours et du soutien scolaire gratuit. Toutefois, elle déclare ne pas vouloir "encore la crier sur les toits" pour ne pas "prendre des coups".
Les réactions qui ont suivi la diffusion de cette vidéo sont particulièrement révélatrices de l'état d'esprit de la candidate socialiste et du climat qui règne au sein du PS et suscitent trois niveaux de réflexion.
La réaction de la candidate socialiste et de son entourage montre le fossé qui existe entre les actes et les bonnes paroles de campagne. En effet, celle qui prônait, il y a encore quelques jours, la transparence et la démocratie participative, allant même jusqu’à souhaiter la création de jurys citoyens, s’offusque, aujourd’hui, que ses propos puissent être portés à la connaissance de nos concitoyens. C’est un peu la situation de l’arroseur arrosé…
La méthode Royal que certains médias juge innovante et comme induisant une "rupture" dans la façon de faire de la politique est malmenée par cette affaire. En effet, la proposition de Ségolène Royal n’est pas dénuée de tout sens et elle mériterait d’être ouvertement exposée et débattue avant le premier tour de scutin de l’élection présidentielle. Certains seront pour, d’autres manifesteront leur hostilité à cette proposition, mais le débat aura le mérite d’exister. Or, on s’aperçoit que la volonté (désormais affichée) de Madame Royal est d’appliquer, si elle était élue, un programme qu’elle ne veut pas divulguer avant l’élection de peur d’être à contre-courant de son propre électorat (dans le cas de figure qui nous intéresse, il s’agit évidemment du milieu enseignant). C’était donc ça la "nouvelle façon de faire de la politique" dont nous bassinent tous ceux (à gauche comme à droite...) qui veulent prendre leurs distances avec des méthodes qu'ils jugent dépassées…
Le cynisme et la perfidie des pratiques qui sont mises à jour entre les différentes écuries socialistes. En effet, selon certains socialistes, les protagonistes de la mise en ligne de cette vidéo seraient des porches de Dominique Strauss-Kahn qui auraient voulu, par leur initiative et dans la dernière ligne droite, empêcher la désignation de Ségolène Royal dès le premier tour de la consultation interne organisée au sein du Parti Socialiste. A ce stade, ça devient "petits meurtres entre amis"….
09 novembre 2006
" No rupture" cité par le Figaro du 9 novembre 2006
Dans le cadre d'une enquête sur la blogosphère "villepiniste", à noter que le blog "No rupture" est cité parmi d'autres sites de soutien à la candidature de Dominique de Villepin.
« Tu aimes Villepin ? Rejoins-nous ! » : c'est l'accroche de la « pétition pour Villepin 2007 » qui doit être mise en ligne le 2 décembre sur un nouveau blog, intitulé « Ensemble avec Dominique de Villepin ». Son créateur, Denis Butaye, jeune conseiller municipal de Colombes (Hauts-de-Seine), se présente comme un membre du club Réforme et Modernité, présidé par le Député de la Drôme Hervé Mariton et coprésidé par François Goulard, Ministre délégué à l'Enseignement Supérieur et à la Recherche. Interrogé hier par Le Figaro, Hervé Mariton nous a assuré ne pas avoir été averti de cette initiative. De « Villepin ou l'énergie de l'action » à « no rupture ! », en passant par l'explicite « je vote Villepin », de nombreux sites en faveur d'une candidature Villepin à l'Élysée ont été mis en ligne depuis sa nomination à Matignon. Et sa chute dans les sondages ne semble pas décourager ses partisans. LE FIGARO – 09/11/2006
Le Gaullisme : une valeur moderne
En visite à Colombey-les-deux-Eglises pour le 36ème anniversaire de la mort du Général de Gaulle, et accompagné de Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie, le Président de la République a souligné la solidité et la capacité d’adaptation de la République fondée par l’homme du 18 juin. Rappelant les grandes actions du Général, parmi lesquelles le fait qu'il ait "donné à la France ce qui lui manquait depuis des décennies : une remarquable solidité institutionnelle", Jacques Chirac a mis en garde contre "l'irresponsabilité qu'il y aurait à brader" cette "solidité institutionnelle". Une manière de répondre aux fanatiques de la rupture qui réclament une VIème République. La Vème République a été fondée en 1958 par le Général de Gaulle et n'a, selon le chef de l'Etat, "jamais été un obstacle à la modernisation de la France". Et Jacques Chirac de souhaiter que "la France prenne la voie du progrès". Le Général de Gaulle avait "la conviction que les modèles poussés à l'extrême, qu'il s'agisse du communisme ou du libéralisme économique débridé ne sont pas faits pour notre pays", a t-il conclu dans un avertissement à Nicolas Sarkozy. Le même jour, le Président de l’UMP, lors d’un meeting à Saint-Etienne, a frisé le blasphème en tentant d’assimiler le thème de la rupture qui lui tient tant à cœur à l’attitude du Général de Gaulle. 36 ans après sa disparition, il en est un qui doit se retourner dans sa tombe…
Pour lire l’intégralité du discours de Jacques Chirac : http://www.elysee.fr/elysee/elysee.fr/francais/interventions/discours_et_declarations/2006/novembre/discours_du_president_de_la_republique_lors_de_la_premier_pierre_du_memorial_charles-de-gaulle.65494.html
05 novembre 2006
Alain Juppé prend ses distances avec la discrimination positive
Ce sont nos amis de "L'Allier avec Villepin" qui ont livré ce scoop, hier, sur leur blog http://villepin-allier.over-blog.com/ . Après Michèle Alliot-Marie qui a récemment dit son opposiiton à toute idée de discrimination positive lors de son discours à la Grande Mosquée de Paris, c'est au tour d'Alain Juppé d'évoquer ce thème. Ainsi, dans son livre à paraître demain, lundi 6 novembre, aux éditions Robert Laffont, et intitulé France, mon pays, lettres d’un voyageur, l'ancien Premier Ministre prend position contre la discrimination positive.
Extraits : "J’avoue que l’expression « discrimination positive » me hérisse le poil ! Quelle idée d’associer l’épithète « positive » à un nom qui a, en lui-même, une signification négative ! Mais allons au-delà des apparences. De quoi s’agit-il ? Si l’on veut dire par là qu’il faut faire plus pour ceux qui ont moins, je suis d’accord. Et les exemples abondent de mesures qui s’inspirent de ce principe : par exemple, les ZEP (zones d’éducation prioritaire) ou les ZFU (zones franches urbaines). Mais, chaque fois, les critères retenus sont objectifs ou factuels : le taux de chômage, le retard scolaire, le revenu moyen, etc... Avec la discrimination positive à l’anglo-saxonne, on passe à tout autre chose : par exemple, dans chaque promotion de préfets, retenir un quota de hauts fonctionnaires musulmans. J’avoue que cette rupture ne m’enthousiasme guère. D’abord, c’est une remise en cause de valeurs républicaines fondamentales. Comment, par exemple, va-t-on définir les minorités qui bénéficieront de telles mesures ? Sur un critère ethnique ou religieux ? La communauté musulmane ? La communauté noire ? Qui ne voit le risque d’une telle segmentation du corps social français, si profondément étrangère à toutes nos traditions ? Et le risque de juxtaposer, en France, des communautés ethniques et religieuses n’est-il pas encore accru par la fragilité actuelle de notre société, qui a plus besoin de se rassembler que de se séparer ? Deuxième objection, plus pragmatique celle-là : est-ce que le modèle communautariste donne vraiment de meilleurs résultats dans les pays où il est dominant (…)".
Quand on sait que le l'idée même de discrimination positive est un thème développé et défendu par le Président de l'UMP, la prise de position d'Alain Juppé marque, au delà de ses affinités personnelles avec tel ou tel candidat potentiel, une nouvelle et réelle fracture entre deux visions de la société française.
01 novembre 2006
Le Chêne : quand Michèle Alliot-Marie sort du bois
Plutôt que de promouvoir une volonté de rupture avec ce qui fait la France d’aujourd’hui, Michèle Alliot-Marie a décidé d’adopter une attitude en phase avec sa participation au Gouvernement. Forte de ses convictions, fidèle à la vision gaulliste de la France et loyale avec la politique menée par le Président de la République et le Gouvernement de Dominique de Villepin, elle vient de créer une association de réflexion politique très habilement baptisée Le Chêne (la référence au Général de Gaulle étant ainsi mise en évidence). Pour autant, notre Ministre de la Défense Nationale ne fait pas l’impasse sur la France d’après, comme disent certains, puisqu’elle insiste sur la nécessité de se projeter à deux ou trois décennies pour préparer l’avenir de la Nation française. Mais plutôt que la rupture (terme négatif, s’il en est) les fondements de l’association résident sur la volonté de rassemblement des français. Or, à ce jour, nous sommes de plus en plus nombreux à penser que le Président de l’UMP n’offre pas cette capacité de rassemblement qui sera pourtant indispensable au second tour de l’élection présidentielle si l’on ne veut pas abandonner la destinée de notre pays aux mains de socialistes dogmatiques et irresponsables. En tout état de cause, la naissance du Chêne est une heureuse initiative que nous souhaitions relayer sur ce blog et la candidature de Michèle Alliot-Marie se dessine un petit peu plus tous les jours au point de faire renaître l’espoir chez tous ceux qui ne peuvent pas se reconnaître dans les prises de positions communautaristes, atlantistes et ultra-libérales du Président de l’UMP. Femme de caractère, Michèle Alliot-Marie n’a d’ailleurs pas hésité, au cours des dernières semaines a recadrer le Ministre de l’Intérieur en prenant, par deux fois, des positions contraires à celles de son collègue du Gouvernement.
Contre la discrimination positive : "Ce que je veux être, c'est celle qui permet le passage de cette société de défiance à une société de confiance où chacun a toute sa place et sait qu'il pourra avancer en fonction de sa volonté et de ses mérites." (MAM - Grande Mosquée de Paris - le 11 octobre 2006)
Sur la position française vis à vis des Etats-Unis d’Amérique : "Etre amis, c'est se parler en toute franchise, s'écouter en toute confiance. L'amitié crée un devoir de sincérité, la France n'est pas et ne sera jamais un piètre ami pour l'Amérique." (MAM - Yorktown (Virginie) - le 19 octobre 2006)
Pour plus d’informations, visitez le site Le Chêne en cliquant sur le lien suivant : http://www.lechene.org/
