No rupture

Le blog qui milite pour une véritable majorité présidentielle autour de Jacques Chirac et du Gouvernement de Dominique de Villepin.

30 novembre 2006

Quand Nicolas Sarkozy grille les étapes

Sarko_France_2C’était donc ça, le scoop de la semaine : Nicolas Sarkozy est candidat à l’élection présidentielle de 2007 ! Passons sur le caractère exceptionnel et la surprise que devait créer, selon son entourage, la déclaration de candidature du Président de l’UMP. Malgré une réelle maîtrise des techniques marketing les plus affûtées, le promoteur de la "rupture tranquille" n’a pas vraiment réussi à créer la surprise… puisque, de toute façon, cela n’en était pas une. Mais une question nous taraude, ce soir. En effet, on peut critiquer la procédure de désignation du candidat du Parti Socialiste qui ne correspond pas à la philosophie de la Vème République. Rappelons, sur ce point précis, que si la Constitution prévoit bien le rôle des partis politiques dans la vie politique française afin d’alimenter le débat démocratique, elle n’a jamais lié l’élection présidentielle à la désignation des candidats à l’élection présidentielle par ces mêmes partis politiques. Une telle vision serait d’ailleurs plus en phase avec le IVème république dont on sait les périodes d’instabilité politique qu’elle a générées. Mais pour en revenir au Parti Socialiste, celui-ci a sa propre logique et la récente désignation de Ségolène Royal s’est inscrite dans une procédure qui a le mérite de s’appuyer sur des règles clairement établies qui s’imposaient à tous les candidats à la candidatures. Or, on constate qu’à l’UMP, et ce, en contradiction avec les règles qu’il a lui même définies, Nicolas Sarkozy n’est pas seulement candidat à la candidature mais est déjà candidat à l’élection présidentielle. N’a t’il pas, de façon prématurée, sauter une étape ? Bien sûr, il existe une forte probabilité pour que son adoubement par les militants de l’UMP se concrétise, le 14 janvier 2007, lors du congrès organisé par le parti. Mais ne pas attendre cette confirmation avant de se positionner comme le vainqueur d’une consultation qui n’a pas encore eu lieu est une démonstration d’arrogance inouïe. Et que penser d’une chaîne de télévision du service public, en l’occurrence France 2, qui, en consacrant une émission entière au Président de l’UMP dès le soir de sa déclaration de candidature, semble participer activement au plan de communication médiatique mis en œuvre par Nicolas Sarkozy.

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26 novembre 2006

Comme un petit caillou dans la chaussure de Nicolas Sarkozy...

Sarko_grimaceEn l’espace de dix jours, depuis le Conseil National du 16 novembre dernier, c’est une véritable tension qui s’est installée au sein de l’UMP pour la désignation du candidat qui mettra la main sur le magot du parti majoritaire afin de financer la campagne électorale de 2007. Pendant ce temps, Ségolène Royal était mise sur orbite élyséenne par les militants socialistes, rejoints, ce week-end, par le Parti Radical de Gauche qui vient de confirmer son ralliement au "Royalisme". Fort de ce constat, le Président de l’UMP a dû s’appliquer, au cours des derniers jours, à adopter la stratégie du déminage afin de pouvoir, sous couvert d’un débat démocratique imaginaire, apparaître comme le rassembleur de la droite républicaine et du centre. Ainsi, lors de son intervention dans le journal télévisé de TF1, jeudi soir dernier, il a annoncé les modalités de désignation du candidat de l’UMP : la date limite de dépôt des candidatures internes a été reportée au 31 décembre 2006 mais la date du vote des militants est restée figée au 14 janvier 2007. Il a, par ailleurs, invité tous ses compétiteurs, à déclarer leur candidature au sein du parti, invitant ainsi Jean-Louis Borloo, Dominique de Villepin et Michèle Alliot-Marie à sortir du bois. Les deux premiers ont déjà fait savoir, pour des raisons différentes, qu’ils ne participeraient pas à la compétition interne. Quant à Michèle Alliot-Marie, les récentes confidences de son compagnon, Patrick Ollier, semblerait militer pour une candidature interne. Malheureusement, face à Nicolas Sarkozy, et compte tenu du verrouillage du parti qui continue à s’opérer à travers le recrutement massif de nouveaux adhérents ralliés à la cause du Ministre de l’Intérieur, les chances de MAM pour être désignée par les militants sont quasiment nulles. Sa démarche s’apparenterait alors plus à une volonté de peser sur le contenu du projet présidentiel et à un début de négociation de postes clés dans un potentiel futur gouvernement de droite. Hier, à Versailles, après avoir annoncé que le cap des 300.000 adhérents venait d’être franchi, Nicolas Sarkozy a promis de tenir compte de toutes les sensibilités de son parti pour mettre en œuvre "la magie du rassemblement". Mais est-ce vraiment d’un "magicien" dont l’UMP a besoin ? Pas convaincu…

Chirac_SarkoMais toutes ces agitations médiatiques n’ont pour seule vocation que de dresser un rideau de fumée devant les fractures idéologiques de plus en plus marquées qui apparaissent entre une frange croissante des militants, sympathisants ou électeurs d’un côté, et la garde rapprochée du Président de l’UMP de l’autre. Sauf qu’il reste une inconnue dans l’équation posée par Nicolas Sarkozy dont la déclaration de candidature est annoncée pour la semaine prochaine. Comme un petit caillou dans la chaussure… En effet, le Président de la République a d’ores et déjà annoncé qu’il ne ferait part des ses propres intentions concernant une éventuelle candidature élyséenne, qu’au cours du premier trimestre 2007. Quelle que soit la décision du Chef de l’Etat, un doute permanent planera donc sur la candidature de celui qui aura obtenu l’adoubement des militants entre le 14 janvier 2007 et l’annonce de la décision finale de Jacques Chirac. C’est d’ailleurs à partir de ce moment, et sous réserve que le Président de la République choisisse de ne pas se porter à nouveau candidat, que Dominique de Villepin pourra, fidèle à la vision gaulliste de l’élection présidentielle, envisager sa propre participation à la compétition… forcément en dehors du parti compte tenu du calendrier de l’UMP qui ne correspond pas avec le temps présidentiel. Bien sûr, certains pourront penser que la campagne pour l’élection présidentielle ne peut pas attendre la décision du Chef de l’Etat. A tous ceux là, rappelons l’exemple de 1988. A la fin de son premier septennat, François Mitterrand, qui était âgé de 72 ans, avait annoncé qu’il était à nouveau candidat le 22 mars, soit un mois seulement avant le premier tour de l’élection présidentielle. Et on n’avait pas vu, à l’époque, le Parti Socialiste procéder à la désignation de son candidat avant que le Président de la République n’ait affiché ses intentions. La date du 14 janvier 2007 ne sonnera donc pas le "top départ" de la course et certains risquent fort, durant cette période, de ressentir de terribles crampes, entravés dans leurs "starting blocks".

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24 novembre 2006

Et si Villepin avait raison...

Une_l_express"Rien n'est joué" déclarait le week-end dernier le Premier Ministre, Dominique de Villepin, concernant le choix des candidats à l'élection présidentielle de 2007. Il semblerait que l'évolution des tendances d'opinions (entre mars et novembre 2006) publiées dans l'Express de cette semaine confirme la prédiction du Premier Ministre, ou du moins lui donne une certaine résonance. En effet, interrogés sur leur perception des compétences des deux postulants à l'Elysée, la suprématie dont jouissait le Président de l'UMP semble désormais entamée. La route est longue jusqu'à l'élection et si les tendances observées tendaient à se confirmer dans les semaines à venir, c'est toute la stratégie du Ministre de l'Intérieur qui serait alors bouleversée et une véritable fenêtre de tir s'ouvrirait pour une autre candidature placée sous le signe du rassemblement des français (par opposition avec les prises de positions successives de Nicolas Sarkozy qui ne cesse d'opposer des catégories aux autres).

Duel_sarko_segoCommentaires de l'Express : Rude chute pour Nicolas Sarkozy. En sept mois, son image se détériore dans tous les domaines. L'homme qui prône la rupture incarne de moins en moins le changement (- 11 points). Même son autorité (- 8) et sa compétence (- 7) sont revues à la baisse. Les progrès de Ségolène Royal ne sont pas pour autant spectaculaires, alors qu'elle vient de traverser une phase d'exposition maximale. Elle est, par exemple, jugée moins rassurante et pas plus compétente qu'en mars. Aussi les personnes qui ne veulent ni de l'un ni de l'autre passent-elles de 13 à 22%.

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19 novembre 2006

Le double effet Kiss Cool de la rupture

Kiss_CoolDepuis que les militants socialistes ont désigné, dès le premier tour de leur consultation interne, Ségolène Royal pour les représenter à l’élection présidentielle de 2007, on note une certaine fébrilité au sein l’entourage du Président de l’UMP. Ainsi, de Patrick Devedjian à Dominique Paillé, les commentaires qui ont suivi la mise en orbite de Ségolène ont du mal à masquer une inquiétude naissante. Serait-ce la crédibilité et les compétences de la candidate socialiste qui effraieraient désormais les affidés de Nicolas Sarkozy ? Non, il y a peu de chances puisque entre le manque de stature présidentielle de l’une et l’arrogance habituellement développée par les autres, une telle hypothèse peut d’ores et déjà être écartée. C’est plutôt l’ampleur de l’effet Ségolène qui inquiète aujourd’hui l’UMP et fait réfléchir les lieutenants du Ministre de l’Intérieur. En effet, à force de prôner la rupture au point d’en faire un leitmotiv de campagne, Nicolas Sarkozy vient de se faire doubler par celle qui, sur ce thème, offre des atouts plus convaincants aux yeux des français :

  • c’est la première femme mise en situation d’accéder à la fonction suprême,

  • ses prises de positions sont iconoclastes au sein de son propre parti et elle n’hésite pas à bousculer les éléphants pendant qu’à l’UMP on procède au verrouillage des voix discordantes,

  • elle n’a pas à justifier (comme certains…) la position inconfortable de ceux qui ne cessent de devoir jongler, plus ou moins habilement, entre leur participation au Gouvernement (mais que voulez- vous, il paraît que Cécilia adore les appartements de la place Bauveau) et la thématique de rupture qu’il mettent en avant dans tous leurs discours.

Ainsi, en s’enfermant délibérément dans la thématique de la rupture, Nicolas Sarkozy s’est tiré une balle dans chaque pied : une dans le pied droit en prenant à rebrousse-poils les chiraquiens qu’il n’a cessé d’humilier depuis 2002, une seconde dans le pied gauche en offrant à la candidate du PS le socle du piédestal sur lequel l’ont désormais installée les études d’opinion.

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Quand le débat s'organise sur la toile

En écho au billet publié avant hier, "Quand la politique du mépris prime sur le sens du débat", de nombreux autres articles ont été diffusés sur les blogs chiraquiens "canal historique" (entendez, ceux qui continuent à soutenir l’action du Président de la République et du Gouvernement contre les tenants de la rupture). Sans établir une liste exhaustive de ces prises de positions, signalons deux articles plus que pertinents.

La_plume_et_l_epeeHonneur aux dames, avec le blog de Diane, La plume et l’épée, dont les billets sont toujours un régal pour tous ceux dont le niveau de réflexion dépasse le degré zéro de l’enrôlement sarkozyste. Ainsi, dans son billet d’hier, "Quand il est question de débattre", Diane rebondit sur un article du Figaro pour s’interroger sur la tactique adoptée par la direction de l’UMP visant à museler le débat interne et à stigmatiser tous ceux qui ont l’outrecuidance de s’écarter de la ligne imposée par le Président du Mouvement.

Blog_Ch_CarignoAutre ardent défenseur du débat démocratique au sein du parti majoritaire et initiateur de la fédération des "blogs chiraquiens", Christophe Carigno met lui aussi le doigt sur l’incohérence de la folle stratégie dans laquelle est entraînée l’UMP par ceux qui veulent transformer le parti en une simple machine à promouvoir et financer la campagne électorale de Nicolas Sarkozy, et ce, avant même que celui-ci n’ait reçu l’adoubement officiel des militants (même si les méthodes de recrutement des nouveaux adhérents laissent supposer que toute autre candidature interne aura du mal à percer).

Des blogs à visiter de toute urgence et régulièrement… sauf si la sarkomania a déjà irrémédiablement figé vos neurones.

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17 novembre 2006

Le site qui vous guérit de Ségolène Royal

Banniere_SegostopAu delà de la singularité que nous sommes de plus en plus nombreux à vouloir incarner au sein de l'UMP pour promouvoir une vision différente de celle que propose Nicolas Sarkozy, nous n'oublions pas, pour autant, que notre seul et véritable adversaire reste le candidat du Parti Socialiste. En l'occurrence, nous devrions dire « la candidate » depuis que Ségolène Royal a été désignée par les militants de son parti pour les représenter lors de l'élection présidentielle de 2007. C'est pourquoi, nous voulions saluer la naissance, sur la blogosphère, d'un nouveau site, Ségostop, apparu le jour de la victoire de Ségolène Royal à la primaire socialiste. Derrière une présentation ludique, ce site est une véritable source d'informations sur les idées populistes que développe la Présidente de Poitou-Charentes pour s'octroyer la faveur des sondages comme le miel attire les guêpes.

Equipe_SegostopMais la particularité de cette initiative réside dans la composition du groupe de bénévoles qui anime ce site. En effet, ils sont tous issus de l'ancienne équipe des Jeunes Populaires, ceux que Nicolas Sarkozy avait choisi d'écarter de l'UMP en prenant la direction du parti ; notamment Marie Guévenoux, (ancienne Présidente des Jeunes Populaires, nommée par Alain Juppé, et remplacée par le sarkozyste Fabien de Sans Nicolas peu après l'arrivée de Nicolas Sarkozy), Julie Decroix (ancienne responsable des Jeunes Populaires à Paris, forcée à la démission par le sarkozyste Philippe Goujon). Les autres noms mentionnés sur le site constituaient l'équipe de Marie Guévenoux. Une belle preuve que les Sarkozistes ne détiennent pas le monopole du combat politique contre le danger que représente, pour la France, la candidature de Madame Royal à la présidentielle.

Posté par UMP 24 Excideuil à 22:44 - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Quand la politique du mépris prime sur le sens du débat

Sur un autre blog, (http://ump24excideuil.canalblog.com/archives/2006/10/14/2904664.html), j'avais déjà dénoncé les huées qui avaient accompagné une partie du discours de Daniel Garrigue, Président de la Fédération UMP de la Dordogne, lorsque, pour souligner les bons résultats engrangés par le Gouvernement, il avait osé prononcer le nom de Dominique de Villepin. Il est vrai que cet incident était intervenu au début du meeting de Nicolas Sarkozy à Périgueux, le 12 octobre dernier, mais il me paraissait déjà particulièrement choquant que des adhérents et sympathisants du parti majoritaire aient pu se livrer à de tels agissements. Mais je n’étais donc pas au bout de mes surprises.

MAM_Conseil_National_UMP_16_11_2006En effet, je n’aurais pu imaginer qu’au cours d’un Conseil National de l’UMP qui, rappelons-le, réunit les "cadres" du Mouvement, ce genre d’incident puisse se reproduire. C’était oublier que désormais, tous ceux qui ne s’inscriront pas dans la ligne officielle du discours sarkoziste devront faire face à la fronde arrogante et méprisante de la garde rapprochée du Ministre de l’Intérieur. Ainsi, alors que les positions développées par Michèle Alliot-Marie lors de son discours d’hier auraient, il y encore quelques mois, déclenché une véritable et unanime ovation de la part des militants, ce sont des sifflets qui sont venus se mêler aux applaudissements de ceux qui conservent encore le sens de la nation. En fait, ce ne sont ni sa position contre la discrimination positive, ni son attachement aux valeurs des institutions de la Vème République et au rôle du Chef de l’Etat qui contrarient les porte-flingues du Président de l’UMP. Le crime de lèse majesté qu’a commis Michèle Alliot-Marie, c’est d’exprimer des idées qui prennent le contre-pied de celles développées par Nicolas Sarkozy. Le ton est donc donné. Alors que le Président de l’UMP a très souvent affirmé qu’il souhaitait le débat au sein du parti, il est désormais avéré qu’il n’existe qu’un discours officiel et que tous ceux qui s’en écarteront seront jetés en pâture à la vindicte des militants. Exprimer des valeurs différentes (qui sont pourtant celles qui ont alimenté l’action militante des gaullistes et des chiraquiens pendant de nombreuses années) est désormais considéré comme un acte de dissidence et ceux qui s’y essaieront seront immédiatement taxés d’alimenter la division. Avec de telles règles du jeu, il va falloir du courage pour exprimer sa différence et alimenter le débat. Mais heureusement, ni Michèle Alliot-Marie, ni Dominique de Villepin n’en sont dénués et il devient maintenant essentiel que notre soutien accompagne leur action au sein de l’UMP… ou en dehors.

Pour prendre connaissance de l'intégralité du discours de Michèle Alliot-Marie : Discours_MAM___Conseil_National_UMP_16_11_2006

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15 novembre 2006

Quand les langues se délient au sein de l'UMP

De plus en plus de voix s'élèvent au sein de l'UMP pour mettre en doute les positions de son Président. Ainsi, en l'espace de quelques heures, de nombreux membres du parti majoritaire ont souhaité faire part de leur opposition à la ligne officielle défendue par Nicolas Sarkozy.

francoisgoulardFrançois Goulard milite pour d’autres candidatures à droite. Le ministre délégué à l'Enseignement supérieur et proche de Dominique de Villepin souhaite que des personnalités de droite autres que Nicolas Sarkozy "se préparent, le cas échéant, à être candidates" à la présidentielle en 2007. "Nous sommes en novembre. Ceux qui peuvent dire que tout est écrit d'avance ont tort. Et dans ces conditions, je souhaite qu'il y ait des personnalités ayant la stature qui se préparent, le cas échéant, à être candidates", a expliqué le Ministre sur Canal+ mercredi. Selon lui, "la manière dont est organisée la désignation du candidat que l'UMP va soutenir fait que, s'il y a d'autres candidatures, elles seront extérieures" au parti. Le Ministre délégué va plus loin : "les militants UMP ont été recrutés, et leur candidat, c'est Nicolas Sarkozy", assure-t-il. Et François Goulard de reprendre les propos de Dominique de Villepin : "le pays n'est pas prêt à accepter une thérapie de choc. La réforme se gère dans la durée avec beaucoup de pédagogie". Avant d’admettre ne pas avoir "des relations excellentes" avec le ministre de l'Intérieur.

Raffarin_2Jean-Pierre Raffarin refuse la direction de l’UMP. L’ancien Premier Ministre de Jacques Chirac assure mercredi dans La République du Centre-Ouest que Nicolas Sarkozy lui a proposé d'être candidat à sa succession à l'UMP. "Je ne suis pas demandeur, j'ai déjà beaucoup donné... mais je comprends bien qu'il soit nécessaire dans une campagne électorale - et pour la suite d'ailleurs - d'afficher la diversité de l'UMP. Je pense que c'est dans cet esprit que Nicolas Sarkozy réfléchit", précise-t-il. "Je pense que le candidat devra aller au-delà de l'UMP dans sa campagne. C'est à lui d'organiser la complémentarité entre son message personnel et le message de la famille politique", ajoute Jean-Pierre Raffarin. Une critique envers le président de l’UMP ? "Je ne suis absolument pas en contradiction avec Nicolas Sarkozy", répond l’ancien Premier Ministre. "Je suis en complémentarité ". Jean-Pierre Raffarin pose un regard critique sur le projet de l’UMP, sur lequel il émet deux réserves : "J'ai trouvé le diagnostic de la société française trop sombre", estime-t-il. Pour lui, "il faut renforcer la part réservée à notre pensée politique, celle de l'humanisme, pour donner davantage de sens à l'action".

michele_alliot_marieMichèle Alliot-Marie égratigne Nicolas Sarkozy sur les juges. Lors d’une visite à Montluçon, dans l’Allier, mardi, la ministre de la Défense a estimé qu’il n’y avait pas, "en matière de sécurité d'un côté les forces de l'ordre et de l'autre la Justice. Les unes et les autres participent à une chaîne de la sécurité, qui va de la prévention à la sanction". Une allusion aux attaques de Nicolas Sarkozy contre les juges, qu’il a accusé parfois de laxisme. "Certains magistrats sont critiqués pour leur action ou leur inaction supposée. Dans leur immense majorité, les juges font leur travail et ils le font bien", a insisté Michèle Alliot-Marie, appelant à ce que le budget de la Justice "soit traité au regard de celui des forces de police et de gendarmerie, et en rapport avec lui".

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Petite leçon de politique étrangère

Villepin280306Au cours d'un discours sur "la France et le nouvel ordre mondial" devant les étudiants de l'université Lille-2, Dominique de Villepin a critiqué l'intervention américaine en Irak, jugeant qu'elle avait "accru la peur, les divisions, l'instabilité et l'hostilité à l'Occident". "Cette crise a affaibli les instances multilatérales et a rendu plus difficile l'action de la communauté internationale face aux grandes crises de prolifération, comme l'Iran ou la Corée du Nord", a déclaré le Premier Ministre. "La crise a compliqué le règlement du problème israélo-palestinien et elle a aussi divisé l'Europe qui n'a toujours pas retrouvé son unité politique", a-t-il ajouté. Ministre des Affaires étrangères en 2002, Dominique de Villepin avait exprimé à l'ONU l'opposition de la France à la guerre en Irak. "L'Irak est plongé dans la guerre civile et dans le chaos", a-t-il déclaré, estimant que "le cercle vertueux souhaité par les Etats-Unis s'est avéré au contraire être un cercle vicieux" et que "l'intervention américaine en Irak était vouée à l'échec". Le Premier ministre a évoqué la situation au Proche-Orient, alors que 1.650 soldats français participent à la force internationale au Liban. "La priorité est de sortir de l'impasse au Proche-Orient, personne ne peut se satisfaire de la situation actuelle. Qu'il s'agisse du conflit israélo-palestinien ou du Liban, la légitimité internationale existe, c'est celle des résolutions du Conseil de sécurité", a-t-il affirmé.

Outre le fait que cette analyse conforte la pertinence de la position française avant l'intervention américaine en Irak, elle constitue une véritable (et saine) alternative aus dernières déclarations du Président de l'UMP qui avait cru bon de qualifier d'arrogante la politique étrangère de notre pays.

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12 novembre 2006

Quand Nicolas était le stratège politique d'Edouard

Nico_et_EdouardCampagne pour l'élection présidentielle de 1995 - Nicolas Sarkozy : “Si la majorité se rassemblait dès le premier tour derrière un seul et même candidat, et si ce seul et même candidat était celui qui rassemblerait le plus, Edouard Balladur, cela veut dire que nous pourrions dire à nos compatriotes qui croient en nos idées qu’à la prochaine élection présidentielle notre candidat peut être élu dès le premier tour.” Maintenant qu'on connaît le résultat du premier tour de l'élection présidentielle de 1995, on peut s'interroger sur la stratégie du candidat unique de l'UMP en 2007. Comme quoi, l'expression de la diversité à droite n'empêche pas forcément le succès électoral. A méditer.

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