24 novembre 2006
Et si Villepin avait raison...
"Rien n'est joué" déclarait le week-end dernier le Premier Ministre, Dominique de Villepin, concernant le choix des candidats à l'élection présidentielle de 2007. Il semblerait que l'évolution des tendances d'opinions (entre mars et novembre 2006) publiées dans l'Express de cette semaine confirme la prédiction du Premier Ministre, ou du moins lui donne une certaine résonance. En effet, interrogés sur leur perception des compétences des deux postulants à l'Elysée, la suprématie dont jouissait le Président de l'UMP semble désormais entamée. La route est longue jusqu'à l'élection et si les tendances observées tendaient à se confirmer dans les semaines à venir, c'est toute la stratégie du Ministre de l'Intérieur qui serait alors bouleversée et une véritable fenêtre de tir s'ouvrirait pour une autre candidature placée sous le signe du rassemblement des français (par opposition avec les prises de positions successives de Nicolas Sarkozy qui ne cesse d'opposer des catégories aux autres).
Commentaires de l'Express : Rude chute pour Nicolas Sarkozy. En sept mois, son image se détériore dans tous les domaines. L'homme qui prône la rupture incarne de moins en moins le changement (- 11 points). Même son autorité (- 8) et sa compétence (- 7) sont revues à la baisse. Les progrès de Ségolène Royal ne sont pas pour autant spectaculaires, alors qu'elle vient de traverser une phase d'exposition maximale. Elle est, par exemple, jugée moins rassurante et pas plus compétente qu'en mars. Aussi les personnes qui ne veulent ni de l'un ni de l'autre passent-elles de 13 à 22%.