No rupture

Le blog qui milite pour une véritable majorité présidentielle autour de Jacques Chirac et du Gouvernement de Dominique de Villepin.

31 octobre 2006

Jacques Chirac continue à fixer le cap

Chirac_FigaroEmploi, banlieues, justice, croissance... Dans un entretien exclusif publié dans Le Figaro du mardi 31 octobre, le chef de l'Etat fixe le cap des mois qui viennent. En voici le contenu intégral.

Le Figaro - Un an après les émeutes dans les banlieues, beaucoup d'observateurs, de maires, estiment que la situation ne s'est pas améliorée. Est-ce que le gouvernement en a fait assez ?

Jacques Chirac - La situation reste certes difficile dans un certain nombre de quartiers, mais mon sentiment c'est que les choses avancent. Le gouvernement mène une action forte qui commence à porter ses fruits. Cette action de longue haleine s'appuie sur deux axes, la fermeté face aux violences -et vous me permettrez d'avoir une pensée pour mademoiselle Galledou, qui a été grièvement brûlée lors d'une agression ignoble dans un bus à Marseille-, et le combat fondamental pour l'égalité des chances. Je pense au plan de rénovation urbaine et au plan de cohésion sociale, que j'ai voulu et qui est mis en œuvre avec dynamisme par Jean-Louis Borloo. Avec le Plan de Rénovation Urbaine, nous avons un rythme de constructions sans équivalent depuis 25 ans, qui représente tout de même 35 milliards d'euros jusqu'en 2013, et qui concerne 600 quartiers, c'est-à-dire 4 millions d'habitants. Nous sommes à peu près aujourd'hui au milieu du chemin. Quant au plan de cohésion sociale, il représente 13 milliards d'euros sur cinq ans. C'est un effort massif, il apporte déjà des résultats et il va nous permettre de changer les choses en profondeur. Il y a aussi la création de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et les zones franches pour lesquelles j'avais été critiqué au moment de leur lancement, il y a dix ans et qui marchent bien. Dans bien des endroits ces activités nouvelles ont complètement transformé la vie. Le ministre de l'Education, Gilles de Robien, a quant à lui lancé une bonne réforme, celle des collèges ambition réussite. Enfin, l'Agence pour l'égalité des chances, à laquelle le premier ministre Dominique de Villepin tenait énormément, fonctionne. Grâce à ces efforts, grâce aux élus, grâce aux travailleurs sociaux, grâce aux associations, les choses bougent, elles s'améliorent. Je voudrais rendre hommage à tous ces acteurs de terrain. Et je veux lancer un appel à la responsabilité. Il faut que chacun prenne conscience de son rôle dans la société et refuse la violence.

Le Figaro - Et pour ceux qui ne refusent pas la violence ?

Jacques Chirac - Il faut évidemment réagir et mettre en oeuvre les moyens de sanction nécessaire. C'est le sens des décisions prises par le Premier ministre hier. L'action menée dans des conditions difficiles par le ministre de l'Intérieur est bonne. C'est une action à la fois de prévention et de sanction. C'est particulièrement nécessaire lorsque sont mis en cause les représentants de la force publique. Il n'est pas acceptable que des forces de l'ordre ou des agents de l'Etat puissent être agressés. Tout doit être fait pour renforcer cet aspect de la sécurité.

Le Figaro - Est-ce qu'il faut adapter la réponse judiciaire ?

Jacques Chirac - Oui. Parmi les réformes engagées, il y a la loi sur la prévention de la délinquance, initiée par Nicolas Sarkozy. Elle sera conduite naturellement à son terme et répond à cette exigence. Elle sera votée à la fin de l'année.

Le Figaro - Nicolas Sarkozy a parlé de peines planchers, de juger les agresseurs de policiers devant les assises et de revoir l'ordonnance de 1945 sur les mineurs. Qu'en pensez-vous ?

Jacques Chirac - Il faut tenir compte de la situation, des évolutions des comportements et en tirer les conclusions. On ne peut pas laisser, sous prétexte qu'ils sont mineurs, des jeunes s'adonner à la violence. Il est de notre responsabilité de faire respecter les règles. C'est la condition de l'équilibre de la société.

Le Figaro - Le ministre de l'Intérieur a regretté le manque de sévérité des juges...

Jacques Chirac - On a beaucoup trop épilogué sur un soi-disant problème entre la police et la justice. C'est vieux comme le monde. Je respecte, par définition, l'une et l'autre et je n'ai pas du tout l'intention d'entrer dans une polémique.

Le Figaro - La réforme de la justice affichait des objectifs très ambitieux. On a eu le sentiment qu'elle se réduisait au fil des jours. Qu'en reste-t-il ?

Jacques Chirac - A la suite de l'affaire d'Outreau, je me suis trouvé confronté à deux possibilités. La première c'était la grande réforme de la justice. J'ai considéré qu'à six mois d'une échéance majeure pour le pays, on n'engageait pas une réforme de très grande ampleur qui devait faire l'objet d'un grand débat national. J'ai voulu en revanche que soient prises dès maintenant les mesures d'urgence pour répondre aux dysfonctionnements constatés dans cette affaire : enregistrement des gardes à vue et des auditions devant les juges d'instruction pour les cas les plus graves en se donnant les moyens nécessaires ; création des pôles d'instruction ; saisine du Médiateur par les justiciables ; et amélioration de la responsabilité des juges. Ce point fera l'objet d'une disposition que le gouvernement présentera sous forme d'amendement.

Le Figaro - Une polémique a opposé Thierry Breton au Medef sur les 35 heures. N'avez-vous pas le sentiment, avec le recul, qu'elles auraient dû être abrogées pour libérer l'économie française?

Jacques Chirac - Les 35 heures, de mon point de vue, ont eu des conséquences négatives. Sur le plan économique en handicapant la productivité française, sur le plan social en limitant la hausse du pouvoir d'achat et sur le plan des principes, car je ne pense pas que l'objectif qui doive être affiché dans une économie moderne soit de travailler le moins possible. La réforme a été mal réfléchie, mal appréciée et imposée sans concertation. J'ai voulu qu'elle soit assouplie en faisant toute sa place au dialogue social. Nous avons fait voter deux lois en ce sens.

Le Figaro - Donc pas besoin d'une nouvelle loi ?

Jacques Chirac - Non, l'enjeu d'aujourd'hui c'est d'appliquer ces lois. Les entreprises ne le font pas suffisamment.

Le Figaro - Vous avez fait de la lutte contre le chômage une exigence de l'action du gouvernement. Où en est-on ?

Jacques Chirac - La lutte contre le chômage c'est la priorité absolue. Depuis un an et demi le chômage baisse. Pour le mois de septembre, il y a eu 30 000 chômeurs en moins. Ce qui nous permet de passer en-dessous de la barre des 9%, à 8,8%. Nous sommes dans la bonne direction. L'amélioration touche toutes les catégories, les jeunes, mais aussi le chômage de longue durée qui baisse fortement. C'est 350 000 chômeurs de moins en un an et demi. Je ne vous cache pas que pour moi ce combat contre le chômage est une préoccupation qui dépasse de cent coudées les considérations d'ordre politique. D'autant plus que ces bons résultats, permettent à la France de pouvoir maintenant se fixer de nouvelles ambitions. Et je pense notamment à la nécessaire augmentation du pouvoir d'achat des Français.

Le Figaro - Quel seuil espérez-vous atteindre en 2007 ?

Jacques Chirac - Nous mettons tout en œuvre pour que la France passe sous la barre des 8 % en 2007. C'est volontariste et c'est possible.

Le Figaro - Quelles sont les réformes qui vous paraissent devoir être conduites avant le terme de votre mandat ?

Jacques Chirac - Il y a des réformes qui sont engagées et dont j'entends qu'elles aillent jusqu'à leur terme. Pour l'intérêt du pays, ce que je veux, c'est l'action avant tout. Le gouvernement doit poursuivre son action, notamment dans les domaines importants : prévention de la délinquance, parité en politique, réforme des tutelles, protection de l'enfance, loi sur l'audiovisuel pour permettre le passage au numérique dans de bonnes conditions. Je souhaite que ces réformes soient adoptées avant la fin de l'année. Rien ne me détournera de ces objectifs. On peut prendre des décisions importantes dans la période actuelle, comme on l'a vu avec Gaz de France, la réforme du dialogue social et l'interdiction du tabac dans les lieux publics.

Le Figaro - Un certain nombre de personnes s'inquiètent de cette interdiction. Nicolas Sarkozy dit qu'il faut l'assouplir dans les petits bureaux de tabacs de campagne. Qu'en pensez-vous ?

Jacques Chirac - J'ai ouvert un chantier prioritaire, la lutte contre le cancer, il donne des résultats importants. Dans ce cadre, il fallait agir contre le tabac. Ça peut choquer certains, mais si on regarde les choses avec un minimum de distance, on s'aperçoit que l'interdiction dans les lieux publics est une nécessité. Le gouvernement envisage de l'appliquer par étapes. C'est très bien. Ce qui est essentiel, c'est de conduire à terme cette réforme.

Le Figaro - Parmi ces réformes, il y a la baisse de la dépense publique et la maîtrise de la dette. Est-ce que c'est réalisable en période électorale ?

Jacques Chirac - L'amélioration de l'emploi, c'est mon obsession. Mais cela ne peut se faire sans l'amélioration de l'économie et des finances publiques. L'action du gouvernement nous conduit à avoir la plus forte croissance de la zone euro. Nous sommes aujourd'hui, et la Commission européenne l'a reconnu, parmi les grands pays de la zone euro, les mieux gérés en Europe. Nous sommes le seul à respecter de façon incontestable et incontesté les exigences de Maastricht. Je voudrais de ce point de vue rendre un hommage particulier au ministre de l'économie qui a su gérer comme il fallait les finances publiques de notre pays. Je note que pour la première fois depuis très longtemps, nous assistons à une baisse des dépenses en volume et à une baisse de la dette, objectif qui n'avait jamais été atteint. Baisse du chômage, réduction de la dette, réformes, croissance, tout cela ne s'est pas fait par l'opération du Saint-Esprit. On est toujours avare de compliments. Mais il faut le dire. Tout ça est le résultat de l'action résolue du Premier ministre, Dominique de Villepin, qui donne en permanence une impulsion et assure le suivi de l'ensemble des réformes.

Le Figaro - Vous avez dit que vous annonceriez votre décision de vous représenter ou de ne pas vous représenter au cours du premier trimestre 2007. Mais, en votre for intérieur, avez-vous fait votre choix ?

Jacques Chirac - Il est de ma responsabilité de Président de la République de donner la priorité à l'action. La France ne peut pas se permettre de perdre six mois tous les cinq ans. Je me prononcerai le moment venu, c'est-à-dire au 1er trimestre 2007.

Le Figaro - Pour la présidentielle de 1995, pourtant, vous vous étiez déclaré six mois avant l’échéance. Ce qui valait hier ne vaudrait plus aujourd’hui ?

Jacques Chirac - Les circonstances ne sont pas les mêmes. En 1994, je n’étais pas Président. Aujourd'hui, je vous le redis, ma fonction m'impose de mener l'action au service des Français jusqu'à son terme.

Le Figaro - En fonction de quels critères – intérieurs, extérieurs – prendrez-vous votre décision ?

Jacques Chirac - Un critère tout simple : l’idée que je me fais de l’intérêt de la France.

Le Figaro - S’il arrivait qu’un ministre soit candidat, pourrait-il rester en fonction ou bien devrait-il quitter le gouvernement pour mener campagne ?

Jacques Chirac - Le principe est simple. Ce qui compte pour moi, c'est qu'un ministre assume pleinement et totalement ses fonctions ministérielles.

Le Figaro - Dans la majorité, certains disent redouter le retour de la machine à perdre…

Jacques Chirac - Depuis qu’il y a des élections, on l’a toujours dit.

Le Figaro - Convenez tout de même que ces dernières semaines l’ambiance, au sein de la majorité, a été plutôt agitée…

Jacques Chirac - Peut-on vraiment dire cela ? Je vous le dis en homme d’expérience : il y a eu des périodes plus difficiles. Cela étant, je souhaite que la majorité garde à l’esprit le vieux principe selon lequel l’union fait la force, et qu’elle agisse en conséquence.

Le Figaro - Avez-vous vous regardé les débats du parti socialiste ? Quel jugement portez-vous sur la méthode retenue ?

Jacques Chirac - C'est le choix du Parti Socialiste et je n'ai aucun commentaire à faire.

Le Figaro - Ségolène Royal a récemment défrayé la chronique en proposant un « jury populaire » pour « surveiller » les politiques. Qu’en pensez-vous ?

Jacques Chirac - Je ne vais pas commenter chacune des propositions des candidats à la candidature au sein du Parti Socialiste.

Le Figaro - Mais vous avez tout de même écarté la proposition faite par Dominique de Villepin d’introduire des caméras en Conseil des ministres…

Jacques Chirac - J’ai été étonné que cette mise au point ait été interprétée par les uns ou par les autres comme une critique ou un désaveu. Le premier ministre a fait une suggestion inspirée par l’idée, juste, qu’il faut encourager la participation des Français à la vie politique. J’ai dit que cette suggestion ne me paraissait pas conforme à l’idée que je me fais du principe d’indépendance et du secret nécessaire à certains débats qui peuvent engager la sécurité intérieure ou extérieure de la France. Voilà tout.

Le Figaro - Pensez-vous que l’UMP doive s’inspirer du principe des primaires pour sélectionner son candidat ?

Jacques Chirac - C'est la responsabilité de l'UMP. Je suis président de la République et je n’ai pas à m’immiscer dans la vie des Partis.

Le Figaro - Mais estimez-vous possible, et souhaitable, que plusieurs candidats issus de l’UMP soient en concurrence à la présidentielle ?

Jacques Chirac - L’élection présidentielle c’est une rencontre entre un homme et un peuple ; tel est l’esprit du gaullisme, telle est la logique de l’élection du président au suffrage universel. Tout est donc est possible. Quant à ce qui est souhaitable, je dirais qu’il faut privilégier l’esprit d’unité et de rassemblement.

Le Figaro - Vous avez affirmé votre volonté de voir aboutir avant la fin de votre quinquennat la réforme du statut pénal du chef de l'Etat. Pensez-vous compte tenu du calendrier, que cet objectif pourra être atteint ?

Jacques Chirac - Je le souhaite. Je vous rappelle que j'avais demandé un rapport à une commission présidée par le professeur Pierre Avril. Ces conclusions ont été très largement approuvées. Le gouvernement les a traduites dans un projet de loi qui a été adopté, sous ma présidence, en Conseil des Ministres. Il est maintenant soumis à la Commission des Lois de l'Assemblée Nationale. J'espère que les parlementaires l'approuveront et que le projet pourra être voté avant la fin de la législature.

Le Figaro - Dans l'affaire Clearstream, le Premier ministre et la ministre de la Défense vont être entendus par les juges. Est-ce que cela peut ne pas avoir de conséquences politiques ?

Jacques Chirac - La justice est saisie et je lui fais naturellement toute confiance. Depuis mon entrée en fonction, j'ai agi d'une part pour la moralisation des marchés internationaux (et ils en avaient besoin) et d'autre part pour la lutte contre les réseaux mafieux et terroristes. J'en ai fait une exigence de l'action de la France. Je vous rappelle que j'ai personnellement voulu que la France ratifie la convention de l'OCDE sur la moralisation des exportations et du commerce international. J'ai ensuite fait adopter en 2003 une résolution par le G8 à Evian, sur la lutte contre les réseaux mafieux et contre le financement du terrorisme. Dans ce contexte, chaque ministre compétent se devait et se doit d'être particulièrement vigilant et de prendre toutes les mesures dans ce sens. C'était évidemment le cas du ministre des Affaires Etrangères, Dominique de Villepin, c'était sa fonction et son rôle. Pour le reste, la justice étant saisie, je n'ai pas d'autre commentaire à faire.

Le Figaro - Mais est-ce que c'est sans conséquence politique ?

Jacques Chirac - Le Ministre de la Défense et le Premier Ministre ont demandé à apporter leur témoignage. Il n'y a rien en cela qui soit de nature à entraver le travail gouvernemental

Le Figaro - Bombardier, entreprise canadienne, a été choisie par la SNCF pour construire les nouvelles rames de trains de banlieue pour la région parisienne. Un certain nombre de voix se sont élevées pour regretter qu'une entreprise française, Alstom, ait été écartée de ce marché. Comment avez-vous réagi ?

Jacques Chirac - Nous sommes dans une économie de compétition, une économie ouverte. La SNCF a fait un appel d'offre. La SNCF a donc choisi son fournisseur, et c'est sa responsabilité. Mais vous le savez, je reviens de Chine, pays qui va construire dans les années à venir autant de lignes TGV qu'il en existe aujourd'hui sur tout le réseau européen et ce qui compte c'est que grâce à la qualité de ces produits, Alstom a tous les moyens de prendre toute sa part sur ce marché qui a des perspectives énormes.

Le Figaro - Areva est candidat en Chine pour construire des centrales nucléaires de troisième génération, des EPR. C'est un dossier que vous avez abordé pendant votre voyage à Pékin. La France a-t-elle des chances d'emporter ce marché ?

Jacques Chirac - C'est pour la France une décision capitale. Nous avons 20 ans d'expérience avec la Chine dans l'électro-nucléaire. Je souhaite que cette coopération puisse se poursuivre pour ce qui concerne la 3ème génération, c'est-à-dire pour l'EPR. C'est sans aucun doute l'intérêt technique et politique de nos deux pays. C'est ce que j'ai rappelé aux autorités chinoises. Je suis confiant.

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29 octobre 2006

Le contresens des statuts de l'UMP

Statuts_UMPLa logique qui a prévalu dans la modification des statuts de l’UMP, intervenue en janvier 2006, laisse perplexe même si certains n’hésiteront pas à rétorquer que cette révision statutaire a été approuvée par une très large majorité des militants. Ainsi, sous couvert de démocratie interne, les nouveaux articles inscrits dans les statuts prévoient que les adhérents de l’UMP seront consultés pour élire celui ou celle qui obtiendra le soutien du parti. Et à lire entre les lignes, il faut surtout entendre le soutien financier qui permettra de faire face aux gigantesques frais de campagne. Outre l’aspect matérialiste de cette vision, elle a surtout l’inconvénient d’enfermer le candidat dans un carcan partisan qui ne correspond pas à la définition de l’élection présidentielle telle que l’avait envisagée le Général de Gaulle. Mais il semblerait que le Président de l’UMP ait compris le piège puisque, de plus en plus sollicité par les nombreuses tendances aujourd’hui englobées dans l’UMP (centristes, gaullistes, libéraux ou ultra-libéraux) qui tentent d’influencer l’orientation de son discours, il souhaite que le projet présidentiel reste son domaine réservé (la consultation actuelle engagée auprès des militants sur les thèmes de la campagne présidentielle seraient donc une vaste plaisanterie). Ainsi, a t-on pu lire dans le Monde du 25 octobre, sous la plume de Philippe Ridet : « Si un accord ne soulève pas de difficultés sur le programme législatif, il s'avère plus délicat sur le projet présidentiel. Celui-ci reste la chasse gardée de M. Sarkozy et, dit-il, "son espace de liberté". Une manière pour le président de l'UMP de ne pas réduire son identité à celle de son parti ». Si la volonté de Nicolas Sarkozy est de s’élever au dessus de son propre parti pour acquérir une dimension de rassembleur, l’objectif est louable et s’inscrit déjà plus dans une vision gaulliste. Sauf que la capacité de rassemblement du Président de l’UMP risque fort de se limiter aux seuls adhérents de l’UMP (et à voir la profusion actuelle de blogs chiraco-villepinistes, même cette unité est loin d’être acquise) et que le mode de désignation partisan décrit ci-avant est en total contradiction avec une telle posture. On se souvient qu’en 1995, le positionnement de Jacques Chirac, au delà du simple appareil du RPR, lui avait permis de recueillir les suffrages d’un électorat qui dépassait les seuls frontières des traditionnels électeurs de droite (les scores cumulés de Jacques Chirac et Edouard Balladur avoisinaient les 40% au premier tour). Mais le paradoxe ne s’arrête pas là puisque, concernant les candidats aux élections législatives, les statuts prévoient que les militants n’ont qu’un rôle consultatif et que la décision finale revient à une commission nationale d’investiture. Ainsi, les adhérents de l’UMP auraient le pouvoir de désigner le candidat à l’élection présidentielle mais n’auraient aucun poids, dans leurs circonscriptions, pour la délivrance des investitures aux élections législatives. De telles dispositions sont incohérentes et si l’on estime que les partis politiques, dont le rôle est reconnu dans la Constitution de la Vème République, ont pour mission de déterminer et de porter le programme législatif, c’est bien à ce stade que les adhérents devraient détenir un véritable pouvoir de décision. Il faudrait sérieusement revoir la copie.

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28 octobre 2006

Des députés qui en ont...

Bandeau_5_me_R_publique

Il est désormais à la mode de tirer à boulets rouges sur l'action du Président de la République et nous constatons, tous les jours, que certains députés, souvent plus préoccupés par leur personne (c'est à dire leur réélection) que par l'intérêt de la nation, n'hésitent plus à critiquer le bilan de Jacques Chirac pour s'octroyer les bonnes grâces du Président de l'UMP. C'est bien cette stupide thématique de la rupture que nous ne cessons de dénoncer sur ce blog. Mais lorsque des députés en exercice prennent l'initiative de se rassembler pour promouvoir l'action du Chef de l'Etat et du Gouvernement, cette démarche mérite d'être soulignée et applaudie. Ainsi, Jacques Le Guen (député du Finistère), Jean Ueberschlag (député du Haut-Rhin) et Ghislain Bray (député de Seine et Marne) ont créé l'association "La Vème République pour demain" ainsi qu'un site internet afin d'assurer la promotion de leurs idées et du bilan de Jacques Chirac. Cette initiative a d'ailleurs coûté sa place de secrétaire départemental de l'UMP à Jacques Le Guen qui a eu l'outrecuidance de ne pas s'inscrire dans la ligne définie par le patron du parti majoritaire.

Pour consulter le site et s'inscrire : http://www.5eme-republique.

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26 octobre 2006

Chirac : l'infatigable VRP de la France

Jacques_Chirac_Chine_2006Quand on aime la France, on sait vendre les produits de son industrie. Ainsi, la visite d'Etat de Jacques Chirac en Chine aura été fructueuse pour les entreprises françaises et européennes au premier rang desquelles Airbus et Alstom.

On a donc appris que Louis Gallois, qui vient de prendre la présidence de l’avionneur européen, a conclu un très beau contrat avec la République de Chine : 150 modèles A320 commandés pour l'Aviation civile chinoise. La conclusion de cette affaire, incertaine jusqu'au dernier moment, s'inscrit dans la volonté du Président Jacques Chirac d'implanter l'industrie française (et européenne en l'occurrence) encore plus chez le géant asiatique. Ce nouveau contrat porte le total des commandes chinoises, depuis un an, à 300 appareils, soit le double de ce que le concurrent américain Boeing a vendu à la Chine au cours de l’année écoulée. Face à un marché chinois en pleine expansion et avec une perspective de multiplier par quatre en vingt ans la flotte civile, Airbus va renforcer ses chances de développement en implantant sa ligne d'assemblage d'A320 à Tianjin.

En ce qui concerne Alstom, une lettre d'intention a été signée portant sur le développement et la fourniture, en partenariat avec le groupe chinois Datong, de 500 locomotives de fret. Alstom a aussi signé un contrat d'une valeur totale de 100 millions d'euros pour fournir à la Chine des équipements hydroélectriques.

Au total, ce sont treize accords de coopération et commerciaux qui ont été signés par les entreprises françaises grâce à l’implication et à la ténacité du Président de la République. Quand on pense que certains veulent escamoter le bilan de Jacques Chirac…

Posté par UMP 24 Excideuil à 23:57 - Président de la République - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 octobre 2006

Le Muppet Show est vraiment de retour

MuppetJoli tandem que forment désormais Valéry Giscard d’Estaing, d’un côté, et Edouard Balladur, de l’autre. Si les dirigeants de TF1, qui ont programmé le retour du célèbre Muppet Show, avaient souhaité faire la promotion de l’émission par la diffusion d’images subliminales, ils n’auraient pas trouvé mieux que ces deux-là pour nous rappeler les sorties aigres-douces des deux vieux acariâtres logés au balcon. Ainsi, après que Giscard ait profité de la sortie du 3ème tome de ses mémoires pour verser sa bile sur l’actuel Président de la République, voilà désormais Edouard Balladur qui, dans un entretien publié aujourd’hui dans le Journal du Dimanche, n’en finit pas de digérer sa rancune de 1995 (rancune d’autant plus déplacée que la trahison venait de son camp, faut-il le rappeler). Nous passerons sur les leçons que donne l’ancien Premier Ministre sur la longévité des carrières politiques en France (il aura quand même fallu qu’il passe son 76ème printemps pour tenir de tels propos…). Le plus grave n’est pas là. Ce qui est inquiétant dans les lignes qui ont été publiées, c’est la nouvelle mise en cause de la politique étrangère de la France, en particulier concernant le dossier irakien. Ainsi peut-on lire : "je regrette que nous nous soyons laissé aller à une agitation verbale qui n'a pas empêché les Américains de faire la guerre, mais qui a diminué notre capacité d'influence sur eux". Ainsi, à en croire Edouard Balladur, il fallait que la France aligne sa position sur celle des Etats-Unis pour ne pas prendre le risque de distendre les relations qui unissent nos deux pays. Comment un Gaulliste peut-il proférer une telle ineptie, s’agissant en outre, du Président de la Commission des Affaires Etrangères à l’Assemblée Nationale ? La position française voulue par le Président Chirac et défendue à l’ONU par Dominique de Villepin qui était, à l’époque, Ministre des Affaires Etrangères, a fait l’honneur de la France partout dans le Monde. Elle a, en outre, recueilli l’approbation majoritaire de nos concitoyens qui sont aujourd’hui reconnaissants au Chef de l’Etat de ne pas avoir entraîner notre pays et nos soldats dans le bourbier irakien. Cette nouvelle salve vient conforter la récente prise de position de Nicolas Sarkozy devant ses interlocuteurs à la Maison Blanche. C’est pourquoi elle doit nous interpeller sur ce que deviendra le positionnement international de la France après l’élection présidentielle de 2007. Dans le monde d’aujourd’hui, c’est une question qui ne doit pas être éludée.

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Bien vu, Monsieur le Ministre

francoisgoulardDans un récent entretien accordé au journal Le Monde, François Goulard, Ministre délégué à l'enseignement supérieur et à la recherche faisait trés justement remarquer : "La rupture a un inconvénient, c'est qu'elle remet en cause l'ensemble des parlementaires de droite qui, durant toutes ces dernières années, ont été les co-auteurs de la politique avec laquelle il s'agit de rompre." Ca, c'est du bon sens.

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21 octobre 2006

Quand la fidélité n'est pas une injure au futur

Chirac___de_GaulleLe but de ce blog est de fédérer tous ceux, militants ou sympathisants, qui dans un esprit de fidélité et de loyauté, veulent perpétuer leur indéfectible soutien à l’action du Président de la République et au gouvernement de Dominique de Villepin. Alors que le Président de l’UMP et Ministre de l’Intérieur a dévoyé le rôle du parti majoritaire en l’entraînant dans l’absurde thématique de la rupture, ce blog sera le carrefour de tous ceux qui souhaitent que la prochaine campagne présidentielle ne soit pas kidnappée par les seuls détracteurs des années « Chirac », qu’ils soient de gauche ou de droite. Ici, nous ne brûlerons pas les images de ceux que nous avons adulés et l’esprit de responsabilité l’emportera sur les stratégies les plus folles mises en œuvre au service d’une ambition individuelle démesurée. Notre fibre gaulliste et notre passion pour la France ne nous permettent pas d’adhérer aux options atlantistes, communautaristes et ultra-libérales dont certains portent aujourd’hui le flambeau. Nous n’oublierons jamais, pour autant, que nos véritables adversaires politiques restent les partis de gauche. Et le débat d’idées que nous souhaitons réveiller au sein de la droite républicaine ne nous fera jamais perdre de vue ce combat de tous les jours. Nous souhaitons seulement rappeler que les batailles politiques de demain peuvent aussi se mener dans la fidélité.

Posté par UMP 24 Excideuil à 17:48 - Débat - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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